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Ville de Couëron

Mercredi 20 mars 2011, à Couëron (44),

Débat organisé par la ville de Couëron, pour ses habitants.

 

Profil des participants:

18 personnes séparées en 2 groupes. Personnes de 25 ans à plus de 60 ans. Des salariés et retraités.

Groupe 1 :

  • Quelles sont les richesses que nous avions, et que nous n’avons plus aujourd’hui en Pays de la Loire ?

La Loire : elle était propre et navigable, avec une biodiversité importante. Aujourd’hui elle est polluée et dégradée.

Avant on pratiquait régulièrement la pêche à la civelle et il y avait une profusion d’anguilles dans nos rivières. « On en avait tellement qu’on en donnait aux poules ! (il y a 30 ans) C’était le plat du pauvre ! Maintenant ça coûte très cher, et les civelles servent à faire de la colle en Espagne ! »

Il y avait une eau de qualité dans la région et sur toute la planète. Les Pays de la Loire ont encore une qualité d’eau assez bonne (par rapport à d’autres zones). L’eau pure, sauvage des ruisseaux n’existe plus. Avant on ne s’inquiétait pas de la boire, il y avait des puits dans chaque maison et on la prélevait directement de la source. Aujourd’hui c’est impossible, car pour avoir une eau propre, il faut énormément la traiter.

Le travail était plus présent et on y allait de bon cœur (enfin on n’avait pas toujours le choix, mais on y allait sans se poser la question). Il y avait surtout du travail à plein temps (on travaillait toute la journée) et pour tous. Le système de 35h a déstructuré le travail. Il y avait une sécurité car grâce au travail régulier, on pouvait se projeter plus facilement dans l’avenir (à moyen et long terme). On pouvait s’acheter une maison jeune, avoir des projets réalisables… Il y avait aussi moins de gens dans la rue car il y avait du boulot pour tous, même si le salaire était effectivement plus bas. Mais au moins, on pouvait tous vivre sous un toit et se nourrir.

On était moins agressé par la société de consommation, on avait donc moins de tentations inutiles. Aujourd’hui on est excité par la consommation, il faut tout acheter, avoir le dernier produit…

On vivait avec plus de simplicité, certes parce qu’on avait moins de choses, mais on n’était pas envieux et on vivait donc mieux.

La relation avec l’agriculture était plus forte, il y avait plus de place pour elle dans notre société. Les relations à la terre étaient plus marquées et ancrées. Les circuits se sont rallongés entre producteurs et consommateurs : il y a donc moins de contacts avec le monde agricole. (Remarque : les circuits en général étaient beaucoup plus courts). « Il ne faut pas oublier qu’on descend tous d’un agriculteur ! »

Aujourd’hui, les espaces ruraux sont affaiblis, les espaces naturels reculent devant l’urbanisation.

Il y avait une solidarité familiale et sociale qui résistait à toute épreuve : on gardait ses parents chez soi, on s’occupait des malades, on gardait les enfants des autres si nécessaire… La famille restait proche.

Perte, un peu, de la militance dans la région, c’est-à-dire de la vie associative, des syndicats… « On attendait pas tout du service public ! ». Les mouvements militants existent toujours, parce qu’il y a une longue histoire régionale derrière, mais ils sont beaucoup moins forts.

Il y avait plus de sécurité en général : au travail, dans la rue…

Relation au temps : on prenait plus le temps. « on ne zappait pas sans cesse ! » Il y avait des veillées par exemple, qui permettaient de se retrouver entre voisins pour discuter, échanger les dernières nouvelles, se connaitre… On prenait plus de temps pour discuter : « Le facteur restait manger la galette des rois ! ».

« Dans le même genre, on prenait de vrais repas, tous assis ensemble, où l’on prenait le temps de se raconter la journée, de discuter… Aujourd’hui les repas sont expédiés ! »

Perte de la culture Bretonne dans la région.

Perte des commerces de proximité, comme des marchés, due à une augmentation des gros centres commerciaux. Il y a un lien social, une vie sociale qui tournait autour des petits commerces, qui s’est beaucoup perdue.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avons et que nous n’avions pas hier en Pays de la Loire ?

On a de plus en plus conscience de l’importance de la richesse de la Loire et de sa préservation. Prise en compte aussi de l’importance de la qualité de l’eau. On regagne petit à petit une Loire propre et protégée grâce à sa remise en valeur. Exemple de l’estuaire et de la Biennale d’Art Contemporain : possibilité de reprendre le bateau dans l’estuaire, possibilité d’emprunter à nouveau les rives.

Les espèces naturelles sont de plus en plus protégées. On se rend aussi compte de l’importance de la terre et de sa qualité : les engrais verts sont de retour en agriculture et dans les jardins. Il y a un retour du bon sens agricole ! On se penche de plus en plus sur la qualité de l’air.

Il y a une mise en valeur touristique de la région : on peut se promener plus facilement et partout. « sauf encore sur les rives de l’Erdre ! »

On a plus de vacances.

Possibilité d’échanger pus rapidement et d’apprendre par Internet

Place de la femme : droit de vote pour les femmes, contraception, avortement…

Conception différente du handicap : avant on en avait honte et on le cachait. On cachait les handicapés et il y a peu, on avait beaucoup de mal à savoir combien de personnes handicapées il y avait en France ! Ca existe encore, mais il y a eu de réelles avancées, parce qu’on a accepté qu’on puisse en parler, on a accepté les handicapés (modifications des trottoirs, des lieux publics…) et la différence.

Il y va de même pour les maladies : avant on n’allait pas chez quelqu’un qui avait la tuberculose, car c’était honteux ! la dépression c’était pour les fous et les addictions n’étaient pas considérées comme des maladies.

Amélioration des lois, qui permettent aujourd’hui une certaine sécurité. Par exemple, avant un patron ou un propriétaire terrien pouvait «  virer » un employé ou agriculteur sans raison et sans délais. On a donc acquis une sécurité législative. « merci 68 ! ».

Tous les acquis sociaux, comme la santé pour tous, la sécurité sociale, les mutuelles, les retraites… « ne pas oublier que d’autres se sont battus pour cela ! »

L’électricité et l’eau courante, qui ont apporté un confort ménager non négligeable, comme l’alarme, la machine à laver… « avant tous nos lundis étaient consacrés au ménage et à la lessive ! ».

Des études pour tous et la formation continue. Avant on avait aucune connaissance, surtout à la campagne, car elle n’arrivait pas jusque là. Aujourd’hui on voyage plus facilement, on a plus d’accès à l’information et au monde. Importance de l’éducation pour mieux accepter les différences et l’Autre.

Mobilité plus grande, car mieux adaptée et diversifiée (exemple du TER, c’est récent). Facilité de déménagement aussi. On peut se déplacer souvent, et c’est une vraie richesse car c’est une mobilité choisie. Avant ça avait une mauvaise image d’être trop mobile : « pierre qui roule n’amasse pas mousse ! », « celui qui voyageait c’était un étranger dont on se méfiait ». Aujourd’hui on sait que voyager permet une meilleure ouverture et connaissance aux autres.

Mais attention, car il y a des territoires entiers dans la région qui ont perdu le train.

Il y a plus de culture et plus de liberté vestimentaire : conquête du pantalon par les femmes (« véritable révolution ! »). Plus d’exubérance, de styles différents.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avons préservées ?

Préservation des services sociaux assez bonne par rapport à d’autres régions.

Une certaine biodiversité

La famille, la cellule familiale même si elle a changé de forme et s’est distendue. Ca reste une richesse et un lien social fort.

Le pourquoi cette région attire tant, les raisons pour lesquelles les gens viennent y vivre et y travailler. On continue à y faire des enfants !

Un dynamisme très fort, surtout culturellement et pour l’agriculture.

Une diversité des paysages : mer, marais (marais Poitevin), Loire… qui donne un équilibre à la région.

Le poids de l’Histoire

Une presse locale et régionale de qualité qui existe encore ! Et donc une certaine liberté de presse

Une solidarité en général

 

  • Qu’est-ce qui compte le plus ?

L’alimentation biologique et naturelle, de qualité et à des prix abordables afin d’avoir une bonne santé : « L’alimentation naturelle, biologique, n’étant, pas assez étendue dans le département, des magasins biologiques devraient être créés pour pouvoir passer directement des producteurs aux consommateurs ! Sans passer par les grandes surfaces ! » « Pour avoir une bonne santé, il faut se nourrir avec des produits les plus naturels possibles ! » « Oui mais à un prix abordable ! ». « Cette terre nous est nourricière ».

La solidarité et le bien vivre ensemble - Le lien social

Le bon sens, parce qu’on est allé dans des extrêmes trop aberrants

Une certaine qualité de vie

Des décisions partagées !

La préservation de la Santé

Essayer d’agir de manière responsable, en se posant tout le temps la question de la Conséquence !

La Loire et la mer, propres et protégées. La protection des écosystèmes, du littoral,… Sans mettre tout sous cloche, mais en faisant des actions pour permettre la prise de conscience.

Transmettre son expérience, savoir-faire, savoir ORAL : importance de l’éducation, de la transmission de face à face. On ne peut pas apprendre que par les livres ou internet, c’est bien plus intéressant d’apprendre directement de quelqu’un. « la connaissance passe par l’humain ! ». Nécessité de la transmission orale, parce que c’est du vécu, « Ca sort des tripes ! »

Se sentir responsable du bien commun ! La citoyenneté se dégrade de nos jours, il faut faire attention.

On fait des choses ensemble, pour soi et pour les autres ! Il est important de savoir qu’il y a des conséquences à ses actes !

 

  • Qu’est-ce qui serait le plus grave de perdre ?

La biodiversité de la région

Les abeilles, les papillons, les libellules… tout ce qui fait la pollinisation !

Tout ce qui est irréversible

Le peu de solidarité qui existe encore.

La qualité de l’air, de l’eau et de la terre.

Que les besoins essentiels ne soient plus assurés, comme l’accès à l’eau potable, pouvoir se nourrir tous les jours, ne pas être isolés…

Le bonheur de vivre : la raison de se lever le matin ! Arriver à se projeter dans la vie.

Il ya beaucoup de suicides dans la région, il faut faire attention à ce bonheur de vivre !

Perdre ses repères.

 

  • Quelles richesses voulons-nous transmettre aux générations émergentes et futures ?

Pour une vie meilleure et plus saine, sans pollution

Une nature saine et préservée

La paix sur le territoire

La force de l’effort

La solidarité de proximité et la solidarité internationale

Avoir foi dans nos ressources humaine

 

Remarques :

« On descend tous d’un ancêtre agriculteur ! et on ne devrait pas l’oublier»

 

Les grands thèmes de richesses qui ressortent des débats (pour aujourd’hui, pour demain) :

POUR AUJOURD’HUI

La préservation de la Loire

Une certaine sécurité

Le « bon vivre » de la Région

Ouverture aux autres, aux différences

POUR DEMAIN

La transmission orale

La préservation de la biodiversité, d’une bonne santé et d’un environnement propre

Une nourriture saine et de qualité, à des prix accessibles par tous

La solidarité

 

 

Groupe 2:

  • Quelles sont les richesses que nous avions, et que nous n’avons plus aujourd’hui en Pays de la Loire ?

« Il y a moins de travail, on a perdu le plein emploi »

Les services publics de proximité (exemple de la Poste), l’accès à l’énergie, la couverture médicale

On était plus solidaire, il y avait une vraie vie de quartier. On a perdu du lien social : les gens se sentent plus seuls et isolés, alors qu’avant ils se voyaient plus souvent, se parlaient plus. Il y avait plus d’occasions de discuter avec son voisin !

La famille était plus proche physiquement parlant, c’est-à-dire que ses membres étaient moins éloignés les uns des autres. Les familles vivaient dans des espaces géographiques plus resserrés.

Le rythme : avant le rythme de la vie était cadencé par les productions agricoles et le travail en groupe, l’entraide pour les cultures… Avec l’industrialisation, on a moins besoin de travailler en groupe, car les machines remplacent le travail humain. Exemple avec la moissonneuse batteuse : c’est un progrès, car un gain de temps et un moindre effort pour l’agriculteur, mais du coup ça l’isole car il travaille seul.

L’ascenseur social se faisait grâce à l’école publique « Si tu travailles bien à l’école, tu pourras avoir un beau métier ». Aujourd’hui il est plus sélecte, car si on veut une bonne éducation, il faut payer plus cher (public/privé, grandes écoles…).

On trouvait un logement plus facilement (cependant, après la guerre, ça a été difficile de se loger). « Quand j’étais jeune, on a trouvé tout de suite une maison, alors qu’on avait qu’un seul salaire ! maintenant, c’est impossible… » Il y a un manque de logement convenable à prix accessible : il existe un décalage entre le revenu et le loyer.

On a perdu une stabilité de vie : stabilité familiale (aujourd’hui il ya plus de divorces et familles recomposées) ; stabilité de logement et stabilité de travail (on commençait et finissait sa carrière au même endroit)

Des modes de cultures agricoles plus sains. Maintenant on ne parle que de productivité et de pesticides : on est dans une production non pas pour nourrir la population, mais pour faire le plus de rendement possible (donc d’argent) et cela entraine un grand gâchis !

On avait du TEMPS, dans le sens où on prenait le temps ! Maintenant on est toujours pressé, on court sans cesse alors qu’on a plus de congés ! On est consommateurs d’activités, on passe d’une activité à l’autre sans s’arrêter, comme s’il fallait systématiquement remplir notre temps libre ! « On se sait plus regarder le temps passer ».

 

  • Quelles sont les richesses que nous avons et que nous n’avions pas hier en Pays de la Loire ?

« Le fait d’organiser des débats, conférences sur le développement durable », comme la réunion de ce soir sur la richesse, ou les débats citoyens (CDJ, Conseils de Quartier, Agenda 21…). Ca nous permet de nous intéresser à d’autres pays, à avoir une vision plus élargie…

Une eau potable de qualité et accessible dans tous les logements (mais du coup beaucoup de gaspillage !)

La mobilité : on a acquis une facilité de déplacement.

Avant les jeunes restaient surtout dans leur région, car c’était compliqué d’aller à Paris (on mettait 6h pour faire Nantes-Paris !), alors que maintenant ils peuvent voyager partout dans le monde. L’amélioration des transports (comme le TGV) a été un énorme progrès !

L’accès aux savoirs est plus facile aujourd’hui, même s’il existe encore des inégalités. Internet est une véritable source d’information (mais questionnement sur l’usage de l’outil : transmission de savoirs ou désinformation ? Il est important de réussir à faire le tri, comme avec toutes les autres formes de communication !)

Plus de loisirs et de développement culturel

Place de la femme : la femme a acquis des droits importants et une meilleure reconnaissance. Mais il reste encore beaucoup à faire : exemple des noms sur les faires-parts où seul le prénom de l’homme apparait.

Il y a plus d’étudiants et plus de jeunes qui font de longues études.

Une prise de conscience sur le rapport à la consommation, sur l’importance d’un retour à une production locale, pour rapprocher le producteur et le consommateur.

Conservation des modes architecturaux, du patrimoine. On a un regard différent sur le patrimoine, c’est-à-dire qu’on a conscience de l’importance de sa préservation.

« On a le choix »

Il y a une montée du recours à la justice, qui n’était pas dans nos traditions de vie : « avant on réglait les choses à l’amiable, on se tapait dans la main. »

 

  • Quelles sont les richesses que nous avons préservées ?

Un certain équilibre entre le rural et l’urbain, quoiqu’avec l’augmentation du prix des loyers, l’étalement urbain augmente.

Notre patrimoine historique, culturel, environnemental.

Une vie de famille forte

« Le fait de vivre, on l’a préservé puisqu’on vit encore ! »

La santé et l’espérance de vie qui a augmenté. En même temps, il existe une inégalité pour accéder aux soins et une remise en cause des acquis.

Les différences culturelles, « on n’a pas « lissé » notre population et on est tous différent. » Il y a une volonté de préserver la diversité culturelle présente dans la région. Cela permet des échanges de savoirs et de culture.

Nos connaissances ancestrales : « on revient à réapprendre les « recettes de grand-mère », les choses simples qu’utilisaient nos ancêtres (pour le jardin, la maison, la cuisine, …) ». Retour au bon sens ?

L’accessibilité aux espaces publics : exemple des plages du littoral qui sont accessibles à toute personne, contrairement à la Côte d’Azur.

La qualité des paysages et la conservation de leur diversité. Cependant la Vendée, comme la Manche, a beaucoup détruit ses réseaux de bocages.

 

  • Qu’est-ce qui compte le plus ?

La culture et le savoir

La santé

Les liens sociaux

L’attention des uns aux autres

Le respect de la vie

Etre en capacité de prendre des décisions grâce à l’accès aux savoirs et à la capacité de choisir avec qui on va vivre, ce que l’on fait de son corps…, de voter, de dire les choses, de s’exprimer, d’exister en tant que femme…

La sécurité physique, c’est-à-dire le fait de ne pas avoir peur ; mais aussi la sécurité intellectuelle (confiance). Etre serein dans son environnement.

 

  • Qu’est-ce qui serait le plus grave de perdre ?

Le fait de pouvoir penser par soi-même

La liberté ou plutôt LES libertés

La paix : il reste beaucoup de conflits dans le monde, et même si on n’en a pas vécu directement depuis 50 ans en Europe, il faut rester vigilant surtout en période de crise (la guerre est une solution pour certains).

L’accès aux soins pour tous

La biodiversité : il serait grave de la perdre. La sélection génétique dans le monde agricole peut-être dangereuse. La nature peut-être violente elle aussi. « On ne peut pas lutter contre l’évolution, mais quand on arrive à la monoculture, il y a danger ».

La terre a une énergie incommensurable !

L’accès à l’information/aux informations car ça permet d’éviter les manipulations (on voit bien ce qui se passe dans d’autres pays)

 

  • Quelles richesses voulons-nous transmettre aux générations émergentes et futures ?

Apprendre à connaitre l’autre, à ne pas vivre en individualiste. « l’homme n’est pas fait pour vivre seul ». « Attention, ça ne veut pas dire empiéter sur les autres. »

Respect mutuel, car beaucoup de conflits viennent de la méconnaissance de l’autre.

Les valeurs humaines

Un sol, une nature qui permettent à l’humanité de vivre. Attention à ce qu’on met dans le sol, car liquide et solide sont en lien avec l’eau/les océans.

« Contrôler les découvertes » « Ne pas jouer les apprentis sorciers » Importance de rester maitre de nos découvertes.

La démocratie

Le civisme

La tolérance

La lutte contre le gaspillage

Combattre les monopoles

 

Remarques :

« Vivre mieux c’est quoi ? »

 

Les grands thèmes de richesses qui ressortent des débats (pour aujourd’hui, pour demain) :

POUR AUJOURD’HUI

Le melting-pot culturel

La famille

La mobilité

Les études

POUR DEMAIN

La biodiversité

Les valeurs humaines

La Liberté