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URIOPSS Nantes

Mardi 15 février 2011, à Nantes,

Débat organisé par l'URIOPSS des Pays de la Loire (Union Régionale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux) pour son personnel et ses adhérents.

Profil des participants:

10 personnes. Un président d'association, des salariés de l'URIOPSS et une étudiante.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avions, et que nous n’avons plus aujourd’hui en Pays de la Loire ?

Les saisons, en tout cas moins marquées qu’auparavant. Cela a un impact sur la façon d’être, de vivre. Ce qui manque : plaisirs d’enfance, repères temporels, le sentiment que la nature suit son cours, que l’environnement est préservé, la saisonnalité et notamment de l’alimentation. Sentiment que les choses étaient plus réglées avant.

La proximité familiale, due entre autre aux déplacements engendrés par la recherche du travail. Manque la solidarité familiale, la transmission familiale. A tempérer car remplacé (ou pas) par la solidarité amicale et cela a permis de créer autre chose (notamment via facebook).

La dimension collective qui s’étiole. On est plus centré sur l’individu. Cela entraine la solitude.

Le rapport au temps. On est dans l’immédiateté, des rythmes complexes qui entrainent des difficultés à accompagner

  • Quelles sont les richesses que nous avons et que nous n’avions pas hier en Pays de la Loire ?

L’individuation (individu en tant que personne « unique » dans un ensemble – environnement) permet une réponse plus pertinente et adaptée.

Richesses technologiques. Le collectif se recréé à travers des outils (ordinateurs). Le tout étant d’en faire une utilisation raisonnable. La notion d’amis a évolué, ce n’est plus seulement la proximité géographique qui permet la relation. Les moyens de communication, l’instantanéité permettent l’engagement, l’investissement. Attention à la fracture que cela peut induire. Situation paradoxale entre l’équipement et les problèmes d’accès (éducation, emploi)

Valorisation culturelle de la Loire.

Ecole de la deuxième chance à Nantes.

  • Quelles sont les richesses que nous avons préservées ?

Attractivité de la région des Pays de la Loire. Rôle de la Loire, qui permet les échanges (flux migratoires notamment), l’ouverture. Transmission et création possible autour de cet axe.

Région riche (au sens du PIB).

Bonne espérance de vie

Richesse entrepreneuriale / capacité d’innovation

Présence des 3 secteurs : agricole, industrie et tertiaire. (Difficulté de savoir si c’est historique ou nouveau)

Diversité : atout, force pour le dynamisme. Alors que la région, découpage administratif, manque de cohésion régionale. Manque d’identité culturelle (à l’inverse de la Bretagne, la Corse)

Densité associative : Les gens se sont réunis autour d’une cause. Liée à l’histoire religieuse. Origine : personne morale cultuelle. Liée aussi à la forte présence syndicale, encore ancrée. Ce qui permet le dynamisme associatif.

BEMOL : Difficulté à « quantifier » le militantisme. Même si les jeunes s’engagent pendant leurs études, cet engagement se retrouve t’il ensuite, quand il faut concilier vie professionnelle, vie personnelle… De plus le travail les amènent loin (géographiquement, …) de leur engagement de départ. ENJEU : préserver la forme associative, défendre la loi 1901. L’objectif premier étant de faire du lien social, de créer du collectif.

Temps du repas. Temps d’échange, de rencontre, de transmission, plaisir des sens.

Capacité à s’indigner

Capacité d’innovation

Liberté d’entreprendre

Démocratie

  • Qu’est-ce qui compte le plus ?

Le temps, le rapport au temps

Le lien

La capacité de création

L’espérance, qui rend l’ouverture aux autres possible

Le sens donné, le « bon sens »

La démocratie au sens de l’exercice de la pleine citoyenneté

L’espace : Liberté, égalité, fraternité, laïcité (au sens du respect de l’espace de chacun). La pluralité rend la diversité possible.

Tolérance (l’édit de Nantes : témoignage possible)

Le pouvoir évocateur de la Loire : Lien social inscrit dans la durée.

Ne pas couper l’économie du social ; trouver le juste équilibre. Pouvoir travailler reste un privilège

L’accès à l’école. Et au-delà ; ce que l’on veut faire passer via l’école. L’école doit former des esprits critiques (rôle pédagogique). L’école doit apporter des connaissances et des compétences.

La participation des personnes (en tant que partie prenante de la société), plus que l’intégration. Le problème d’identité reste une source de souffrance. L’enjeu majeur est l’inclusion pour générer du lien et permettre à la personne de se construire. Faut-il donc ou pas renforcer l’identité territoriale, si c’est pour créer de fausses identités ? Cela peut créer des difficultés à relier.

  • Qu’est-ce qui serait le plus grave de perdre ?

Oublier d’où on vient et où on va

Couper le lien au passé et l’inscription dans le futur

La transmission

Produire ensemble

Accès aux soins. La spécificité régionale est forte en matière de déserts médicaux et de coûts.

  • Quelles richesses voulons-nous transmettre aux générations émergentes et futures ?

L’unité, le lien

L’intégration

Un monde plus propre, notamment pour que les enfants puissent en profiter

Prendre soin de la nature, du soi, du plus fragile

Le goût de l’autre, l’envie d’aller vers l’autre

La capacité à progresser, vis-à-vis de soi, de l’autre, de l’environnement

La capacité de créer, pour construire ensemble

La liberté d’initiative

Replacer la valeur humaine dans nos échanges, nos travaux.

Les grands thèmes de richesses qui ressortent des débats (pour aujourd’hui, pour demain) :

Le lien social / la solidarité

La place donnée à chacun