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Témoignage de Jean-Luc Dothée - Qualeader

Témoignage de Jean-Luc Dothée, consultant en entreprise chez QUALEADER (Vendée), sur le débat mené lors de la matinale ISO26000 le 25 février 2011


« En tant que consultant chez Qualeader, je travaille sur la thématique « Responsabilité Globale des entreprises » ; et c’est donc naturellement que je me suis intéressé au projet « Nouveaux Indicateurs de Richesses en Pays de la Loire ». J’y vois une continuité assez logique avec mes missions en entreprises. De plus, j’ai personnellement suivi le travail de la Commission Stiglitz et je trouve que l’appropriation locale d’indicateurs « alternatifs » en est un bon prolongement. C’est intéressant de sortir des indicateurs tout économiques et d’en imaginer d’autres qui puissent être complémentaires (sans pour autant annuler les indicateurs économiques).

L’organisation du débat sur « ce qui compte le plus » n’a pas posé problème, car nous l’avons intégré dans une matinale de Qualeader, initialement prévue, qui traitait de l’ISO 26000 auprès d’industriels de la région. Ça a été une thématique complémentaire, une valeur ajoutée à cette réunion qui se tenait sur la responsabilité sociétale. Les participants ont juste eu à changer de casquette pour le débat, afin de s’exprimer plus personnellement et pas seulement en tant qu’industriels.

Ce qui a peut-être été un peu difficile pour moi, c’est le moment où il a fallut animer. Je n’avais pas pu assister aux réunions de préparation donc j’ai eu quelques difficultés à expliquer le sens des questions, surtout les trois dernières que je trouvais redondantes. Je conseille donc aux futurs animateurs d’être plus sensibilisés au projet et à la méthode. Et je me permets une remarque : l’équipe projet devrait peut-être mieux expliquer quelle est la finalité des débats et ce qui sera concrètement réalisés à partir des comptes-rendus. Je pense que ça permettra de mieux sensibiliser le public industriel.

Le temps que nous avons consacré au débat n’était pas celui préconisé dans le guide de l’animateur, c’est-à-dire qu’on y a passé environ trois quart d’heure. On a donc peut-être manqué de profondeur, mais il en est sorti des choses très intéressantes. Nous avons beaucoup discuté ; les participants se sont rapidement et facilement exprimés sur le sujet, d’un point de vue personnel plus que professionnel. Cependant, nous avions à faire à un public déjà sensibilisé, puisque nous étions là pour parler de l’ISO 26000.

Dans notre groupe de travail, nous sommes arrivés très rapidement aux thèmes de l’emploi, des voies de circulations et de l’accès aux services. Ce fut l’occasion de fournir à un public qui est dans l’économique et l’industriel la possibilité de s’exprimer sur des sujets qui sont parfois un peu lointain de leur quotidien. J’ai trouvé intéressant le fait de sortir les gens de leur contexte, de les forcer un peu à la réflexion, pour pouvoir remettre les choses en perspective sur ce sujet et voir quelles étaient leurs attentes sociétales. Ce fut une agréable leçon participative. »