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Témoignage d'Annie Sorel (BFN)

Entretien avec Annie Sorel sur le débat réalisé au sein du réseau Business au Féminin Nantais (BFN) le 8 janvier 2011

 

1/ Qu’est-ce qui vous a plu dans le projet « Nouveaux Indicateurs de Richesses en Pays de la Loire » ? Pourquoi avoir voulu tenter l’expérience ?

« J’ai voulu participer à ce projet parce qu’il parle de développement durable, de la place que l’on accorde à sa vie professionnelle et à sa vie personnelle… J’étais déjà sensible professionnellement au thème des nouveaux indicateurs, et j’avais participé à une table ronde sur le sujet, animée par Florence Jany-Catrice, co-auteur du livre «Les nouveaux indicateurs de richesses». J’ai assisté à la conférence de Jean Fabre, en septembre 2010 : j’ai beaucoup aimé son intervention; il a créé une animation extraordinaire avec des questions très intéressantes, qu’on a peu l’occasion de se poser.

Le réseau Business au Féminin Nantais (BFN) est un réseau de 40 femmes cadres, chefs d’entreprise, professions libérales qui travaillent dans le secteur privé et public. Nous débattons régulièrement sur la place des femmes dans la région, c’est ce qui nous motive et nous réunit entre autres.

Il nous a semblé tout naturel de nous lancer dans ce débat, pour avoir l’occasion de faire entendre nos différences ou tout du moins nos  fortes attentes sur cette problématique ».

 

2/ Est-ce que ça a été compliqué d’organiser le débat ?

« Oui et non ! Ce n’est pas difficile à mettre en place, mais cela demande un travail de préparation en amont et donc un peu de temps. Nous avons assisté à une permanence, et nous avons pris le temps de  nous approprier le sujet (notamment les supports de communication disponibles sur le site «boîte à outils »…). C’est la commission développement durable de  BFN qui a organisé et animé le débat et, bien sûr, qui en a été le rapporteur.

Un des points positifs du projet, c’est le soutien dont on peut disposer ; permanences, outils, … (tout est packagé sur le site « boîte à outils », on s’en sert ou non, mais c’est très utile à la préparation en amont). »

 

3/Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?

« Un bilan très, très positif ! Nous nous sommes posé des questions que nous n’avions pas l’habitude de nous poser et les premières nous ont amené à nous  demander d’où nous venions : Depuis quand vivions-nous dans les Pays de la Loire ? Dans quelle partie vivons-nous ? Nous avons jugé nécessaire de faire un tableau résumant toutes ces informations, parce que  les points de vue changent selon que l'on vit à la campagne, en agglomération ou dans le centre ville.

Nous avons réfléchi sur les raisons de notre venue dans la Région, sujet sur lequel nous ne débattions pas forcément avant et cela nous a permis, rien qu’avec notre réseau, de nous rendre compte des raisons profondes qui nous avaient fait venir dans la région.

Nous avons constitué 2 groupes de débat  pour faciliter les échanges, les 2 groupes ne sont pas partis sur les mêmes pistes et ce fut très riche.

Ce qui a été le plus important  pour moi, et pour toutes les participantes, c’est la richesse et la profondeur de  nos échanges, le plaisir et les moments forts de (re)découverte des autres. Notre seul regret ; c’était trop court !

Et pourtant nous y avons passé la matinée, et nous avons  vraiment pris le temps de traiter chacune des 6 questions.

Côté organisation, un groupe a pris le temps, avant de commencer, de réfléchir en silence aux questions, et l’autre a démarré tout de suite de façon spontanée. Je pense qu’il faut se laisser le temps de réfléchir, pour que la discussion qui suit soit la plus riche possible.

La problématique de ce type de débat, (avec des questions aussi complexes), c’est qu’il faut prendre du temps pour rentrer dans chacune des questions, sinon on court le risque de rester superficiel. »


4/ Que diriez-vous à ceux qui hésitent encore à organiser un débat ?

« Que c’est une formidable opportunité de rencontres et d'échanges. »

Et d’ailleurs, pour prolonger notre propos, nous organisons le même débat fin mars avec 3 autres réseaux féminins.