Imprimer cette page

Sauvegarde de l'Enfance 44

Mardi 24 mai 2011, à Nantes,

Débat organisé par l'association la Sauvegarde de l'Enfance 44.

 

Profil des participants:

67 personnes réparties en 12 groupes: des salariés de l'association, des adhérents, des administrateurs et des partenaires.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avions, et que nous n’avons plus aujourd’hui en Pays de la Loire ?

Bassin industriel, activités fluviales, industrialisation forte avec un ciment social important : Chantiers Navals de Nantes, l’industrie textile, la chaussure, l’industrie agroalimentaire (LU, BN, Beghin Say), brasserie de la Meuse, le Transbordeur. Disparition progressive d’entreprises qui assuraient un accès à l’emploi pour beaucoup de salariés. Il y avait du travail pour tous.

Industrie ouvrière : main d’œuvre moins qualifiée donc plus de mixage des populations. Thème évoqué dans 6 groupes.

Qualité de la vie : avant on ne se posait pas la question de la qualité de l’air/de l’eau/des produits. Pas de mauvaises odeurs liées à la pollution. Océan, cours d’eau et nappes phréatiques purs, rivières non polluées, on pouvait s’y baigner. Les civelles et les anguilles disparaissent. Même s’il y a une volonté politique locale pour un programme de préservation de l’environnement, attention à nous mobiliser tous !

Urbanisation, moins de beaux paysages et de jolies campagnes. Remplacés par du béton, des immeubles, des centres commerciaux… Moins de terres agricoles, de vignobles, moins d’activités de pêche et de maraîchage. Il y avait plus de campagnes, moins d’espaces privatifs, de constructions individuelles ou collectives (aéroport…).

Plus de ruralité : pourquoi ne pas repeupler les campagnes au lieu de concentrer tout le monde en ville, en développant des infrastructures tout en respectant l’environnement et en faisant attention aux énergies renouvelables ?

Concentration de la population dans les agglomérations où les solidarités sont plus difficiles à mettre en œuvre.

On a perdu le lien avec la campagne : source d’ennui pour les jeunes. Les enfants de la ville ont du mal à comprendre le style de vie en campagne, certains enfants sont stupéfaits devant une ferme, pour eux, les frites tombent du ciel !

On perd l’habitude d’acheter des produits locaux, de cuisiner des recettes de « grand-mère » (civelles, brochet au beurre blanc, plats familiaux…).

Le rapport au temps a changé. Plus de possibilité de prendre le temps de vivre, on ne profite plus du temps présent et de ce qu’on a. Aujourd’hui nous sommes soumis à la dictature du temps court et à des urgences qui n’en sont pas/qui n’en étaient pas avant. Plus de déplacements au quotidien, pression du temps pour se déplacer du lieu de résidence au lieu de travail. Les enfants avaient plus le temps et la possibilité de jouer. Maintenant, soit ils ne savent pas (TV) soit trop d’interdits.

La satisfaction immédiate est aujourd’hui la règle. On a perdu l’habitude de tirer des bénéfices de l’attente, l’attente qui suscite le désir. L’avoir a supplanté l’être.

Il y avait une plus grande proximité géographique de la famille qui permettait des liens moins « programmés ». Perte de vie de famille, éclatement des familles, monoparentalité, personnes seules, plus de grandes familles unies… Moins d’aides sociales (CAF, bons vacances…) pour les familles aux revenus moyens.

Plus de lien social de proximité avec les commerces. Les commerces/services de proximité qui étaient des lieux d’échange ferment ainsi que les salles de spectacle et les cinémas de quartiers. Moins de savoir-faire artisanal. On a perdu le lien entre économie locale et population dans la consommation quotidienne (plus de liens avec les producteurs). Perte des services de proximité en milieu rural (médecin…). Traditions et liens sociaux moins précieux qu’avant.

On a perdu le mixage social du centre-ville. Le centre-ville est devenu commercial alors qu’avant il était plus vivant (stade délocalisé, champ de mars). Moins accueillant avec des activités populaires ponctuelles et très encadrées.

Plus de misère sociale, d’exclusion, de disparités et d’inégalités, politiques d’exclusion des SDF vers les périphéries (ex : bancs avec accoudoirs pour limiter leur présence), moins de solidarité, stratégies individuelles prennent le dessus. Maisons de retraite « expatriées » en pleine campagne, isolées, les personnes âgées sont « parquées » dans des « mouroirs », des « ghettos ». Les services publics sont moins présents et plus difficiles d’accès pour les populations en grande précarité.

Plus de convivialité entre voisins (points de rencontre, carnaval, fêtes de quartiers, de village). Entraide de voisinage, lien social dans les villages et les quartiers moins spontané aujourd’hui. Isolement des gens alors qu’avant c’était convivial : « tout le monde égrenait les petits pois ensemble ». Moins collectif. C’est difficile de se reconnaître dans un groupe. Individualisme, moins de lien social.

Transmission, solidarité et tolérance intergénérationnelle, moins de relations proches avec les autres. Avec moins de moyens on s’entraidait plus, on se connaissait plus, on apprenait en regardant les anciens qui vivaient souvent dans les familles.

Beaucoup de petites lignes de chemin de fer qui reliaient les villes alentours ont disparu.

On perd la notion de « mémoire » et donc la notion de transmission. Par exemple, la photo devient « jetable », les vides-greniers pour se débarrasser, y compris de l’histoire. Plus de personnes qui ont fait la guerre.

Vie paisible et sécurité dans les villages. Plus d’autonomie pour les enfants.

Marche à pied qui permettait la découverte de l’environnement : maintenant on prend la voiture pour tout. Perte du goût de l’effort pour se déplacer : la marche n’est plus un réflexe. Moins de chemins de randonnées.

Respect et valorisation de l’être humain.

Ecriture : moins de cartes postales, augmentation des multimédias.

L’accès à certaines ouvertures sur l’extérieur était plus aisé du fait d’un moindre coût : piscine, cinéma…

Perte de liberté (marcher sur les pelouses), trop de sécuritaire, d’exigences (ex : scolaire, pas de respect du rythme de l’enfant). Nos vies sont tracées (carte bancaire, sites internet…) : nous avons perdu le droit à l’anonymat.

Perte de confiance dans le pouvoir politique représentatif.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avons et que nous n’avions pas hier en Pays de la Loire ?

Meilleure conscience de l’environnement et de sa préservation. Gestes écologiques, tri sélectif, déchetteries, véhicules propres, aménagement des espaces verts/parcs, richesse des parcs forestiers. Sites préservés, réserves naturelles (Grand-Lieu, la Brière), littoraux. Politique de réimplantation des forêts (aide pour les agriculteurs pour planter des arbres sur des terrains non utilisés). Nouvelles énergies : éolien, isolation, panneaux photovoltaïques… Tout ça est encore à développer (Recherche et Développement).

Nantes a une plus grande politique d’ouverture culturelle, diversité. Accès facilité pour tous. Equipements culturels : on investit la rue (terrasses, fête des voisins : on recrée ce qui existait avant), médiathèque, cinémas, Zénith, Folles Journées… Activités culturelles et extrascolaires pour tout public. Accès aux loisirs : aménagements d’espaces, gratuité de certains spectacles ou activités.

Région attractive pour le brassage des populations, des métiers, des cultures.

Réseau de transports publics nettement plus développé (TGV, Tram, Busway, Bicloo) avec un accès facilité compte-tenu du coût modéré des tickets : rapidité des déplacements. Transports en commun dans les campagnes (à améliorer encore). Rapprochement ville-campagne.

Accès plus facile à l’information, en temps réel (presse gratuite, ressources naturelles…). Internet accessible de partout, ADSL. Nouveaux moyens de communication (téléphonie, informatique, réseaux routiers, ferroviaires, aériens et fluviaux) : pratiques pour ouverture sur l’extérieur, rapidité des informations via multimédia mais attention aux excès : peuvent envahir le quotidien. C’est à double-tranchant.

Evolutions technologiques qui facilitent le maintien des liens entres les personnes malgré l’éloignement géographique (mail, webcam…).

Globalement, nous acceptons plus les différences (origines, sexualité), les mentalités sont plus ouvertes qu’auparavant. Prise en compte des individus. Développement de réseaux sociaux, SEL, coopératives, communautés urbaines…

Possibilité d’activer de nombreux médias pour communiquer sur des actions militantes (blogs, forums…)

Amélioration de l’habitat. Confort ménager de base. Electroménager, diversité de produits…

Nouveaux rapports hommes/femmes = indépendance des femmes (dans la façon de voir la vie, au niveau économique) et plus de partage des tâches. Mixité, plus d’égalité. Rôles moins figés.

Education plus accessible pour tous (on peut maintenant devenir ingénieur en étant fils d’ouvrier). Universités, établissements d’enseignement supérieur : plus de choix.

Beaucoup de progrès dans la recherche médicale, l’accès aux soins. Accès à la santé pour tous : CHU, recherche médicale dans les deux CHU de la région.

Meilleures conditions de travail (mécanisation) mais dangers aujourd’hui car situation de stress généralisé, perte du soutien entre professionnels. Réduction du temps de travail = plus de temps libre. Tissu de PME.

Plus de structures d’entraides, bénévolat. Dynamise associatif favorisant l’intégration, l’aide à la personne (poids de la religion catholique dans l’ouverture aux autres). Volonté de s’impliquer. Développement du covoiturage, du coach surfing…

Politiques en faveur de l’insertion des jeunes.

Aéroport avec une ouverture des plus importantes.

Politique de prévention : surveillance maltraitance, violences physiques ou morales, protection routière (vélos, voitures, piétons : respect/civilité). Plus grande protection, écoute des enfants/adultes par rapport à des maltraitances.

Plus d’accès pour les personnes handicapées (transports…).

Maisons de retraite et crèches : tendance au rapprochement, ce qui est une bonne chose (échanges intergénérationnels).

Tourisme (notamment en bords de Loire).

Réaménagement de zones/projets architecturaux intéressants et esthétiques.

On revient de plus en plus à un rapprochement entre le producteur et le consommateur pour les produits alimentaires (circuit court de distribution).

 

  • Quelles sont les richesses que nous avons préservées ?

Initiatives publiques et privées pour préserver, valoriser et rénover le patrimoine historique (Châteaux de la Loire, cathédrale, La Cigale, les machines de l’île, usine LU etc…). L’Histoire n’est pas occultée mais valorisée : mémorial de Vendée, écomusées, architecture, journées du patrimoine, fêtes de village. Volonté de mémoire. Chaque quartier essaie de conserver ses origines. A Bouffay on fait des recherches archéologiques.

Chantiers Navals : maintien de l’emploi. Industries qui ne sont pas « concentrées » sur un petit territoire mais intégrées dans le paysage : réel intérêt.

Patrimoine gastronomique, spécialités culinaires : LU, BN, muscadet… Culture de produits régionaux (maraîchage, vignoble, mâche, muguet, Petit Beurre, vins de Loire. Accès de proximité à des producteurs locaux de qualité : cueillette fruits et légumes.

Sauvegarde du patrimoine vert et des sites protégés : bonne préservation du littoral et des espaces verts, poumons verts dans les villes, espaces forestiers, cours d’eau, marais salants… Préservation de la faune et la flore : campagne et politique d’information. Préservation de la Loire qui semble être en meilleur état qu’auparavant, aménagements (la Loire à vélo), nettoyage après l’incident de Donges. Pas de centrale nucléaire près du Pellerin.

Qualité de vie pour tous : géographie, proximité avec la mer, sens de l’accueil des habitants, quiétude…  Il fait bon-vivre, on a préservé la qualité de la vie et on continue à y travailler.

Un secteur associatif très développé en lien avec le terroir.

Valeurs à transmettre. Malgré la société de consommation individualiste dans laquelle on vit, certaines valeurs continuent de perdurer au fil des générations.

On retrouve « le goût du potager » pour des raisons de plaisir et des raisons économiques.

Maintien d’un niveau culturel, importance de la culture, des sports, développement des infrastructures. Continuer à développer les activités extrascolaires (sport, musique, théâtre, piscine…).

Accès à la scolarité.

Mixité sociale et culturelle.

Bourgs, petites villes.

Fêtes entre voisins.

Ouverture des quartiers (ex : Malakoff --> désenclavement), mélange des logements (moins de cloisonnement).

 

  • Qu’est-ce qui compte le plus ?

La qualité de la vie (différente selon les uns et les autres), du cadre de vie ((rythme de vie, transports en commun, environnement). Santé, confort. Région diversifiée. Le « Bonheur Intérieur Brut ».

L’environnement (espaces verts, eau, air). Respecter la nature dans ses richesses naturelles. Interdire toute vente de produits toxiques. Sensibiliser la population au respect de l’environnement (il y a urgence !). Développer des moyens d’énergie propres (éoliennes, à condition qu’elles soient utilisées pour la consommation locale).

Les valeurs humaines : la convivialité, solidarité, humanité, le relationnel, le partage (dans le travail, le monde de l’éducation, mais pas seulement), le respect, la famille, les amis, le travail, la solidarité, la tolérance, la mixité sociale.

Les libertés individuelles (dangers actuellement : montée du racisme, du refus de la différence). Respect des autres, acceptation de la diversité, mélange social et interculturel. Ouverture sur l’autre, sur l’extérieur.

La simplicité dans les relations humaines. Sortir de l’individualisme, continuer à faire des fêtes de voisins, des fêtes de quartiers, s’ouvrir à l’autre, conserver le lien social. Partager les repas.

Travail à faire au niveau humain, social. « Pourquoi construire un aéroport alors que l’argent pourrait être investi dans l’humain/social ? ». Redistribution et meilleure répartition des richesses, rééquilibrage avec l’implication de chacun. Rester plus attentif aux plus démunis, toute l’année. Combattre la solitude et aider à l’intégration des personnes seules, âgées, handicapées, migrantes pour provoquer la rencontre. Ne pas ignorer la souffrance psychique ou physique.

La bienveillance.

« Arrêter avec cette société de consommation qui nous entraîne vers des excès ». « Boulimie, vouloir toujours plus, mais pourquoi ? A quoi ça sert ? ».

Continuer à développer les activités culturelles, extrascolaires. Facilité d’accès au plus grand nombre à la culture.

La sociabilité (ex : métro parisien / tram de Nantes : gens beaucoup plus souriants à Nantes). La vraie communication. Dimension collective de l’action.

La situation géographique.

La campagne ne semble pas isolée ou déserte (dû à l’aménagement de la couronne nantaise). Attention toutefois à l’augmentation des loyers.

Le niveau de ressources minimum et l’accès à une formation de base pour pouvoir accéder au monde. Maintenir et développer l’emploi. Diminuer la précarité. Avoir du plaisir à aller au travail.

Un langage éducatif : valeurs, intellectuel. Des écoles peu surchargées. Transmettre les savoirs de manière plus simple et adaptée (enseignement trop théorique au détriment de la pratique). Transmettre les valeurs (partage, solidarité, respect, échange). Transmission et ouverture d’esprit.

Un besoin de mobilité accessible à tous.

Savoir prendre le temps d’évoluer en respectant les autres, la nature et soi-même (conditionnement sociétal maltraitant, « faut être comme ci, avoir ça »). Trouver l’équilibre pour chacun (privé-professionnel)

Maintenir une alimentation saine : « bonne nourriture » et aller vers une agriculture intelligente.

Respecter les anciens dans leur savoir et leur personne. Prise en compte du passé historique, esclavage….

Permettre aux familles qui en font le choix de prendre un congé parental d’éducation (moyens financiers, aide à la reprise du travail en fin de congés, temps partiel, durée du congé plus long…).

La reconnaissance des professionnels qui assurent des fonctions d’aide (médecins, pompiers, éducateurs…).

Le temps de partager avec les autres. Préserver le temps consacré à la famille, à ses enfants, à ceux qui nous entourent et pour soi-même. Prendre le temps d’écouter, de réfléchir, d’aider, de vivre. S’affranchir des urgences qui n’en sont pas. Avoir des espaces de vie où le temps s’arrête.

Equilibre dans les revenus (ne être asphyxié par les dépenses contraintes comme le logement…) car cela a un effet, y compris sur la santé.

Etre en capacité de comprendre le monde tel qu’il évolue et de se poser les bonnes questions. Toujours s’interroger sur le sens de nos actions.

 

  • Qu’est-ce qui serait le plus grave de perdre ?

Tout ce qui garantit la qualité de la vie : production locale, commerce de proximité, service public de proximité (hôpitaux, poste, SNCF…), emploi dans des entreprises à taille humaine, lien social.

L’instinct collectif de survie (questions environnementales). Préservation de l’environnement, de l’écosystème, du littoral, des vignes (Nantes, Ville verte), des ressources naturelles, de l’air pur, de l’eau potable. Démarche écologique (tri, compost, bicloo, marguerite, énergie solaire), qui commence à devenir automatique et généralisée. La douceur du climat.

Préservation de nos savoir-faire (culture, entreprises de pointe, chantiers navals…).

Faire en sorte que la rentabilité ne gomme pas les relations humaines entre l’usager et les salariés dans les services publics ou d’aide à la personne. Services publics de qualité (éducation mais pas seulement).

L’énergie, la capacité à s’indigner, se mobiliser, à dénoncer mais toujours en proposant des alternatives.

Le goût des choses simples de la vie de tous les jours. Le goût de vivre.

Le temps

La liberté d’agir, de penser, d’expression, de circulation, d’innovation, d’inventivité, de conscience, l’accès à l’information. La liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres.

La paix

L’espoir dans l’avenir (envie de vivre en PDL car on y travaille, bon climat, espaces agréables à vivre).

Le lien social, le contact humain. Sens du collectif. La force des associations, leur autonomie, la vie associative et les valeurs qui y sont véhiculées. [Le lien avec les jeunes que l’on accompagne].

L’identité

La transmission par la famille, ceux qui nous entourent. Sans transmission, pas d’histoire, pas de culture : risques d’individualisme et de mal-être. [Importance pour les familles d’accueil de tenir compte des origines et de la personnalité de l’enfant].

La notion de don (bénévolat…), du partage.

Le travail : socialement et économiquement. L’emploi. Maintenir les instances de régulation d’équipe et d’analyse de pratique.

La démocratie et une justice équitable.

La protection sociale (soins, RMI).

La sécurité (des enfants, des êtres fragiles, des autres…).

Les valeurs humaines : respect, solidarité

La mixité, le métissage

La santé physique, psychique.

Equilibre urbain, rural et lien entre les deux (transport).

 

  • Quelles richesses voulons-nous transmettre aux générations émergentes et futures ?

Le respect de soi, des autres, de la Terre, des objets, de l’environnement, de tout ! On est tous des êtres humains. Le respect de la différence éthique et psychique. La connaissance des différences pour une meilleure tolérance.

Le goût de l’effort, de l’engagement, du mérite. La valeur du travail, et du travail participatif. Le sens des responsabilités. L’envie de faire les choses soi-même, et bien.

Un système de valeurs : solidarité, bienveillance, curiosité, partage, patience, tolérance. Le sens du collectif : on fait partie d’un ensemble, on peut tous avancer dans la même direction, c’est quand même mieux… Vivre ensemble. Le souci de l’autre.

Des questions : Qu’est-ce qui compte le plus ? Qu’est-ce qui serait le plus grave de perdre ?

Transmettre des gestes simples.

Savoir profiter des choses simples de la vie, avoir conscience de la juste valeur des choses.

Problème des médias qui ne montrent que du négatif : « y a pas que ça, y a autre chose ! ». Il faut arrêter de vivre dans la peur de l’autre, voir le bon côté des choses, tout en inculquant le sens du danger pour les abus (drogues, alcool, vitesse).

Des valeurs associatives, important de l’engagement citoyen individuel et collectif. Promouvoir l’action sociale en tant qu’investissement pour l’avenir : le coût de l’inaction est supérieur au coût de l’action.

La notion de lien social au quotidien (fête des voisins, covoiturage…). La communication en face-à face. Un maillage relationnel, familial et social.

Un patrimoine historique et culturel.

La protection et le respect de l’environnement. Une faune et une flore préservées, des parcs riches et variés, entretenus et respectés. Une planète propre : respect de la nature et de ses richesses. La qualité du cadre de vie, qualité de l’eau potable, de l’alimentation. Savoir vivre en équilibre avec la nature. Encourager les initiatives individuelles qui, accumulées, soutiennent des engagements collectifs.

L’éducation pour tous, respect des règles. [Beaucoup d’enfants à la SE44 ont du mal à accepter les règles]. Accès au savoir en général : scolaire, culturel, sportif… Les ouvrir à autre chose qu’au numérique.

Lutte contre la consommation excessive.

Egalité hommes/femmes.

Conditions d’une bonne santé sociale et individuelle.

Des richesses humanistes plutôt qu’économiques.

Promouvoir les solidarités inscrites dans le droit plus que dans le caritatif.

Rompre avec les logiques de culpabilisation des personnes aidées.

Passer d’une logique de constat, de dénonciation, à une logique d’action constructive.

Le savoir vivre, savoir faire, savoir être.

La capacité d’autonomie pour se débrouiller dans la vie.

L’envie de rêves pour ne pas être désabusé.

 

Remarques :

Il est difficile de parler pour toute une région alors que l’on ne connaît vraiment qu’un seul département (la Loire-Atlantique).

Groupe conséquent : débat très riche et intéressant.

Les trois dernières questions se mélangent un peu.

 

Les grands thèmes de richesses qui ressortent des débats (pour aujourd’hui, pour demain) :

Préservation de l’environnement

Préservation du patrimoine régional

Importance des libertés individuelles, du respect des valeurs humaines (solidarité, partage…)

Primordialité du contact et des relations humaines : collectivité, démarches associatives

Importance d’avoir un système éducatif et des services publics de qualité

Accès à la culture à conserver

Avoir et prendre le temps de vivre

 

Comment applique-t-on nos envies, nos besoins sur le développement durable dans nos pratiques, auprès des enfants/ados accueillis ?

Comment la SE44 intègre-t-elle cela dans l’accompagnement de ses salariés, dans une démarche d’encadrement ?

Comment accompagner les nouveaux professionnels dans leur prise de fonction ? Tutorat ? Présentation des différents services ?

Question d’une éthique et d’une permanence individuelle et collective dans son professionnalisme pour avancer sur des projets = continuité d’être dans ses fonctions malgré les mouvements institutionnels.