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Maison de Quartier Jacques Tati

Jeudi 21 avril 2011, à Angers,

Débat organisé dans la Maison de Quartier Jacques Tati, à Angers, pour les habitants.

 

Profil des participants:

Une quinzaine d'habitants.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avions et que nous n'avons plus en Pays de la Loire ?

La proximité : par exemple un qui décès dans un immeuble peut passer inaperçu pour les voisins ou alors demander beaucoup de temps avant de s'en apercevoir; Ce type de situation était inconcevable il y a quelques années car tout le monde se connaissait dans un village t il y avait très peu de gens isolés. Le collectif est très dilué et on est passsé à une société individualiste.

Le commerce de proximité s'est lui aussi éteint et de gens ont des difficultés à s'approvisionner, notamment les personnes âgées. Contradiction car les gens veulent des commerces de proximité mais font leurs courses dans des grandes surfaces et c'est pour cela qu'ils périclitent.

La ruralité

L'emploi qui a énormément diminué depuis 10 ans .Lié au problème du relationnel : la honte de ne pas avoir de travail conduit à un retrait de la vie sociale. Disparition de la relation simple avec le travail maintenant il y a beaucoup plus de stress par rapport au lendemain.

Le service à la personne. Surtout dans les campagnes où l'accès aux soins est difficile, ce sont parfois des associations qui sont obligées de venir en aide aux habitants en allant chercher les médicaments à la pharmacie. Désengagement des médecins, c'est le « désert ». Ce phénomène est un symptôme d'une perte d'aides diverses qui se faisaient spontanément il y a quelques années (aide aux voisins..) Et qui maintenant sont rares et payants.

Une famille unie, des racines.

Des transports selon les plus anciens

Des ressources énergétiques en abondance. Aujourd'hui tout dépend du pétrole dans tous les domaines technologiques.

Des rivières non polluées. Il y a quelques années on pouvait encore se baigner dans la Loire

Des circuits courts de l'alimentation

Un contact à la nature. Néanmoins on y revient de plus en plus avec le système des AMAP, le BIO..

La mobilisation politique d'un grand nombre de personnes. Il n'y a plus de conscience politique de groupe, ni de combat de communauté pour défendre ses idées.

Le sentiment d'appartenance à un groupe social. L'impression d'appartenir à un groupe, et de s'y sentir protégé n'est plus aussi forte qu'avant même si ce n'est pas forcément un choix.

Des espaces sauvages. Maintenant tout est anthropisation et modelé

Des produits qui durent. Désormais les machines sont conçues pour avoir une durée de vie limitée afin de pousser à la consommation.

Un système de consommation géographiquement proche


 

  • Quelles sont les richesses que nous avons et que nous n'avions pas auparavant en Pays de la Loire ?

Plus de connaissance et de compréhension du monde.

L'enseignement s'est beaucoup développé

Une prise de conscience environnementale : tri des déchets, respect de la nature.

La préservation de sites importants : restauration de monuments historiques. Conservation du patrimoine comme à l'époque. Mais aussi préservation des bords de Loire classés au patrimoine mondial de l'Unesco, des parcs (par ex celui de Balzac à Angers)

Le logement en quantité et en qualité (confort, eau courante..), développement des normes HGE

 

  • Quelles richesses avons nous préservées ?

Un cadre de vie exceptionnel grâce aux espaces verts dans la ville

Une volonté associative à mettre en rapport avec le lien social

Des monuments

 


  • Quelles richesses voulons nous transmettre aux générations futures ?

Un environnement agréable avec des espaces verts, de l'eau, des sentiers pédestres. La beauté des paysages toujours changeants des bords de Loire et qui provoquent un dépaysement constant

L'éducation pour faire développer la citoyenneté et l'esprit critique, les droits de l'homme afin de résoudre autrement les conflits

La culture

Les transports en commun

Une société qui donne l'impression d'accueillir les gens.

 

  • Qu'est ce qui compte le plus ?

La recherche et l'enseignement, une éducation qui apprenne à exploiter différemment les ressources, à moins consommer.

Le lien social et le mieux vivre ensemble

Le travail ou plutôt une capacité d'autonomie pour tous et pas seulement le salariat. Ce qui serait souhaitable est une économie qui soit tournée vers les besoins car aujourd'hui ce qui compte est seulement la consommation. Il faudrait un système de valeurs plus humain et plus solidaire

Etre conscient de ce qu'on a face à nous et savoir parfois se rendre compte que l'on avance dans la mauvaise direction (ex: plus de progrès technique peut conduire à des catastrophes)

Le développement de la parole au peuple et pas seulement à ses représentants

Une place pour chacun. Désormais le travail n'est plus cette existence sociale à cause des nombreux emplois à courte durée

La possibilité de se former facilement et d'accéder à un métier sans devoir se battre corps et âme, et même pour ceux qui ont raté des étapes à l'école.

Le travail davantage en coopération qu'en compétition. Que les indicateurs eux mêmes ne soient pas seulement comparatifs et que les collectivités cessent d'être en rivalité.

 

  • Qu'est ce qui serait le plus grave de perdre ?

La capacité de se révolter

Un esprit critique

Une façon de produire propre et une gestion des déchets organisée, des ressources propres

Les financements pour la recherche et la sensibilisation de l'environnement

La créativité et l'imaginaire