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IPF: Indice de Participation des Femmes

L’Indicateur de Participation des Femmes (IPF) analyse s’il y a ou non équilibre entre les genres dans trois domaines clefs :

- l’implication sur la scène politique et l’accès au pouvoir de décision politique (calculé par la répartition hommes/femmes au sein des fonctions électives),

- l’accès à la décision dans le domaine économique et dans les administrations (part des hommes et des femmes parmi les dirigeants et au niveau des postes techniques),

- les ressources économiques des hommes et des femmes (via le revenu estimé de chacun des deux genres).

En France, l’IPF a été adapté, il prend en considération :

- pour les fonctions électives, la part des femmes dans les mandats électifs suivants : députés, sénateurs, conseillers régionaux siégeant dans les commissions permanentes, conseillers généraux et maires

- pour les fonctions économiques et administratives, la part des femmes exerçant des responsabilités dans les métiers suivants : artisans, commerçants et autres chefs d’entreprises, ainsi que les cadres et professions intellectuelles dites supérieures.

- pour les ressources économiques : le salaire moyen par sexe.

 

 

L’indicateur de la Participation des Femmes en Pays de la Loire

La situation régionale s’approche de la moyenne nationale.

La part des femmes est nettement moins importante dans les postes politiques à responsabilité que dans les fonctions décisionnelles de la vie économique (parmi celles observées).

L’équilibre se construit au niveau des conseillers régionaux, et existe de fait parmi les conseillers municipaux (Loi sur la parité). Mais les hommes gardent la part belle dans les postes relevant d’élection au second degré ou au scrutin à un tour.

Pour les postes économiques, la part des femmes est de 28 % chez les chefs d’entreprise, et de 34 % pour les cadres supérieurs.

Le salaire féminin moyen correspond à 84 % du salaire moyen de l’ensemble de la population régionale, ce qui confirme les écarts de traitement entre les hommes et les femmes.

 

Les champs d'analyse sont très partiels (ex. quid de la place des femmes dans les conseils d'administration des entreprises, dans les assemblées consultatives institutionnalisées, dans les instances des chambres consulaires, parmi les dirigeants des syndicats, … ? Autre limite : en se focalisant sur les femmes et non pas sur l'équilibre hommes/femmes, l'analyse ne permet pas de regarder les domaines où la tendance s'inverse, parfois de façon inquiétante : ex. les hommes désertent les fonctions d'enseignants, d'éducateurs, …