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EEV Cholet-Mauges

Mardi 14 juin 2011, à Cholet (49),

Débat organisé par le groupe Europe Ecologie - les Verts Cholet-Mauges.

 

Profil des participants:

19 personnes, dont 8 femmes et 11 hommes, âgées de 30 à 77 ans. Des actifs, des bénévoles et des retraités.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avions, et que nous n’avons plus aujourd’hui en Pays de la Loire ?

L’eau propre, l’eau saine.

Le silence, le calme, en rapport avec tout ce qui a trait à la pollution sonore (bruit des routes, même à la campagne, des avions…). Le silence, surtout quand on circule à bicyclette, alors qu’on croise souvent un seul passager (le conducteur) par véhicule.

Le lien social : échanges entre générations, échanges et transmission de savoir et de savoir-faire, de ce qui se partageait autour du feu (chansons, contes…), (à cause de la télévision). La simplicité des rapports humains, sauf en quelques lieux privilégiés. Des lieux de rencontres pour échanger avec tout le monde (la sortie de la messe est restée sans substitution).

Une vie sociale, locale, extérieure, dans le bourg des communes par exemple.

La perte de sens de ce qu’on fait en lien avec des valeurs, des projets de société : chaque personne avait sa place et savait à quoi elle servait dans une démarche d’ensemble.

Tout ce qui a trait à la biodiversité : terres appauvries, espèces qui disparaissent….

Les poissons dans la Loire.

Les productions locales de biens (délocalisations : textile, chaussure… il y a encore 20 ou 30 ans), même si le côté positif est la réduction localement de la pénibilité du travail (simplement délocalisée) ; les petits commerces : prendre sa voiture pour un oui ou un non, plus d’échanges.

Prendre le temps de faire ce que l’on a à faire : la vitesse à laquelle on est obligés d’agir n’est plus la nôtre. On n’a plus le temps, au travail, dans la vie, même à la retraite. Le temps de prendre son temps. La perte de temps de cerveau disponible : connectés en permanence.

La cellule familiale d’autrefois (parents, grands-parents) et un sens de la famille. La perte des liens familiaux, l’éclatement de la famille. La structure familiale : famille recomposée, obligation d’aller chercher du travail ailleurs. Mais a permis aussi d’arrêter l’hypocrisie dans certains mariages. Perte de repères dans la cellule familiale avec les familles recomposées, mais liée aussi à d’autres facteurs : parent sans emploi…

La recherche de travail était différente d’aujourd’hui : chacun trouvait un peu sa place dans l’environnement. L’impossibilité de travailler dans son pays. Le plein emploi : de plus en plus d’emplois précaires, de plus en plus de chômage. L’ascenseur social.

Le sens du bien commun, le sens du bien public : on tombe dans l’individualisme forcené, voire dans le sans-gêne, peut-être lié à l’anonymat, la perte de la proximité avec les autres. Le respect : de plus en plus d’incivilités (il y a toujours eu des bandes dans les villages ? attention au regard sur les jeunes que l’on met toujours en cause ; ce ne sont pas toujours les jeunes) ; les moyens de faire des bêtises ont augmenté eux aussi aujourd’hui. Perte de respect des biens et des personnes.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avons et que nous n’avions pas hier en Pays de la Loire ?

Des moyens de communication extrêmement variés et rapides mais avec un flux d’informations qui conduit éventuellement à un flou. Des sources d’informations plus directes et plus variés (x4). Accès à une information non conventionnelle, on peut trouver d’autres sources d’informations.

Le matériel qui facilite le travail.

Les technologies, avec lesquelles on jongle, que l’on doit comprendre : on a gagné tout ce qui permet d’être fainéant mais on n’a pas le temps d’être fainéant.

L’émancipation de la femme (x4).

Plus grande autonomie dans la conduite de sa vie, avec davantage de tolérance, avec l’émancipation vis-à-vis de la cellule familiale, la reconnaissance de toutes les minorités, la reconnaissance des droits de la femme.

La mobilité et la découverte plus facile d’autres cultures.

Le choix individuel (x4). Moins de sujets tabous au sein de la cellule familiale.

Le raccourcissement de l’espace avec les moyens de transport actuels.

L’accès à la culture au-delà du local.

L’accès aux loisirs, avec les congés payés.

L’accès à la santé (x2), même s’il semble menacé. La santé pour tous. La couverture sociale, même si elle commence à être grignotée.

La liberté individuelle, moins de rigidité dans nos sociétés.

La réduction du temps de travail et de la pénibilité du travail.

La richesse des échanges inter-générations.

L’ouverture plus large aux échanges culturels.

Une conscience écologique plus importante, avec une forme de tabou qui reste pour certains (dans la santé, dans l’agriculture) : liés à moins de problèmes, de meilleures pratiques avant (souci/obligation de réutilisation, d’autres formes d’alimentation, moins industrielle, moins d’emballages…/ mais période productiviste de l’après-guerre, avec une formation et une méconnaissance des risques) ou moins d’information.

Sur presque tous ces points, on peut les prendre dans les 2 sens : cela provient peut-être d’une mauvaise redistribution.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avons préservées ?

Les liens familiaux malgré l’éclatement de la cellule familiale, même à distance. Les traditions familiales (recettes, savoir-faire…).

La solidarité, entre membres de la famille, entre amis, entre voisins, avec des organismes caritatifs, des ONG.

Le potager. Le logement, la nourriture. La production agricole.

Le fromage au lait cru (symbolique de ce que cela implique).

Certains artisanats (cuir, tapisserie…).

L’esprit festif, l’envie de la population de se retrouver autour d’un verre, d’une fête, d’un barbecue.

La liberté, le fonctionnement démocratique de nos institutions même s’il y aurait beaucoup de choses à dire. La République, la laïcité. La République, la démocratie, la paix (bien que la France soit un grand producteur d’armes). Les services publics (accès à l’école, à la culture) (x2).

Les langues, les coutumes régionales.

L’ouverture aux autres, l’acceptation de nos concitoyens.

Les institutions au service d’une certaine cohésion sociale, avec par exemple le refus du Front National.

Les associations, la vie associative, qui s’est même plutôt développée.

Le droit de choisir, de militer.

Un certain art de vivre. Le vin des Pays de la Loire. Le patrimoine mais bâti (pas le bocage dans le Choletais, pas les côtes en Vendée).

La solidarité familiale qui se traduit par un taux de natalité assez élevé.

La vie, l’humanité.

L’importance de la nature, de la biodiversité. La Loire, dernier fleuve sauvage (opposition aux barrages), mais pas la qualité de son eau, de ses paysages, de la biodiversité (disparition des abeilles), malgré une volonté de réparer.

 

  • Qu’est-ce qui compte le plus ? Qu’est-ce qui serait le plus grave de perdre ?

La vie familiale et le lien social. Le temps avec ceux qu’on aime. L’Amour au sein de la famille et l’Amitié.

Un minimum de confort matériel pour tous : manger, se loger (x3), se soigner. Les besoins de base : la santé, le travail.

Le repos dominical.

La liberté d’expression, l’égalité devant la loi, l’accès aux services publics (x2) ; l’éducation, la solidarité (dont les systèmes de sécurité sociale, de retraite) (x2). La liberté de penser, de faire les choses. Les libertés individuelles avec les institutions démocratiques.

L’accès à la culture, individuellement et collectivement.

La paix internationale.

La possibilité de vivre sur la planète. Qualité de vie, environnement. La biodiversité, la qualité de l’environnement (x2). L’air pur. La biodiversité des paysages, l’équilibre entre l’humain et la nature. Les équilibres naturels (vs les déchets nucléaires).

Les activités économiques.

L’épanouissement dans le travail, le maintien d’un sens dans le travail.

L’espoir, pour transmettre aux enfants : ils peuvent réussir.

L’égalité des hommes dans la dignité.

 

  • Quelles richesses voulons-nous transmettre aux générations émergentes et futures ?

La valeur des choses, le non gaspillage (impact sur ici et ailleurs).

Les acquis sociaux.

L’émancipation : la liberté de penser par soi-même, d’être critique, de chercher, dans un aspect de plaisir. La réflexion pour ses choix de vie, en réfléchissant avec d’autres.

La culture et l’histoire.

Le respect de l’autre et de l’environnement

Analyser les choses humainement.

L’autonomie matérielle et intellectuelle.

Faire confiance à l’autre.

Une grande harmonie entre l’Homme et la nature ; l’Homme fat partie de la nature.

L’importance du dialogue à tous les niveaux : dans le couple, avec les enfants, dans la société.

Prendre du recul par rapport aux modes, garder un esprit critique.

Un cadre de vie où trouver un sens à la vie.

Une envie d’améliorer les choses : respecter la terre et respecter l’humanité, la vie.

L’espoir (x2). La curiosité, la capacité d’étonnement. Le patrimoine naturel et culturel L’amour du vivant et les grand s équilibres naturels. L’amour au sein de la famille, la convivialité, le respect des différences.

Prendre du plaisir.

Une perspective de vie un peu emballante.

Le respect des autres ; de l’environnement, le bien-être, la joie de vivre, la solidarité. Le refus de la cupidité.

Le désir de donner un sens à sa vie autre que le fric et la consommation.

Une planète propre.