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DFC² Diffusion

Vendredi 14 janvier 2011, à Vertou (44),

Débat organisé par l'entreprise DFC²Diffusion-Agence de Vertou.


Profil des participants:

6 personnes, dont 4 femmes et 2 hommes, tous âgés entre 19 et 48 ans.Une chargée de communication et d’Éthique Produits®, un Responsable Commercial, Formateur, une femme sans activité (ancienne assistante comptable chez DFC²), un Commercial Junior, une Commerciale Junior en contrat de professionnalisation et une stagiaire au service communication, en BTS Communication des Entreprises.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avions, et que nous n’avons plus aujourd’hui en Pays de la Loire ?

On a plus le temps de la réflexion, de se poser, de réfléchir avec la même sérénité. Aujourd’hui tout est chronométré,  il faut faire autant de choses (voire plus) avec moins de temps.

On communique moins les uns avec les autres, on est dans notre bulle : la richesse sociale n’est plus vraiment là. « Mon grand- père me racontait qu’avant les gens étaient dans la rue après le travail, ils discutaient entre voisins. »

La sur-communication va tellement vite et est tellement présente (mail, Facebook, téléphone, internet) qu’au final elle n’est plus. Malgré tout, les gens ont moins envie de communiquer en face-à-face.

On a perdu la « richesse de l’environnement naturel », l’origine des choses : « certains enfants ne savent pas que le lait vient du pie de la vache qui vit dans le pré, et que le vin est fait à partir de raisins pressés. » Même en étant à la campagne, la nature diminue.

La solidarité a changé. Les gens n’osent plus donner (dons) si ce n’est pas de « main à main ». Il n’y a plus la notion d’humain, « tout ça c’est de l’argent ».

  • Quelles sont les richesses que nous avons et que nous n’avions pas hier en Pays de la Loire ?

La communication est plus simple et plus rapide « quand on sait la doser » grâce aux nouveaux outils.

Les technologies et le confort ménager libèrent du temps.

Les moyens de transport ont amélioré la mobilité, permettent de « découvrir le monde » et d’aller « au-delà de chez soi ».

Le progrès médical a amélioré la santé.

La vente sur internet et les grands magasins permettent d’avoir plus de choix et de comparer plus facilement.

  • Quelles sont les richesses que nous avons préservées ?

Nous avons su conserver les traditions, notamment pour la cuisine, y compris régionale.

« J’ai su préserver mon noyau familial, je ferai tout pour le transmettre, il y a tellement de familles disloquées !»

Nous avons su garder et partager le savoir faire de l’artisanat et des métiers.

Nous avons su transmettre la connaissance de notre histoire (du pays), sa richesse.

Nous avons la chance d’avoir un patrimoine et une architecture riches, également la volonté de les préserver : cela coûte mais « cela vaut la peine ».

Depuis les deux dernières guerres mondiales, le continent, l’Europe nous a amené la paix. Nous avons un devoir de mémoire, à nous de le préserver.

  • Qu’est-ce qui compte le plus ?

L’honnêteté entre les gens, et dans le monde de l’entreprise. « Arrêtez de nous faire croire des choses ».

Il faut être fidèle avec soi-même et avec ses valeurs, ainsi qu’au sein de la famille et de l’entreprise.

Tout ce que l’on vit c’est d’abord par la relation humaine, il faut avoir une relation propre et saine pour avancer.

Préserver les valeurs humaines, les relations constructives. « quand je m’engage, je le fais jusqu’au bout ».

  • Qu’est-ce qui serait le plus grave de perdre ?

Il ne faudrait pas perdre les liens familiaux, tout ce qui touche au patrimoine et à la terre.

Il faut protéger tout ce qui permet d’avoir des racines, des références et des référents.

Il ne faut pas perdre les écrits car aujourd’hui on écrit plus, la langue française, les mots sont « en voie de disparition ».

Nous tenons à la liberté d’expression, mais dans une forme sans vulgarité ni violence.

Notre confort et les technologies sont importants, « nous ne nous sentons pas capables de retourner en arrière. »

  • Quelles richesses voulons-nous transmettre aux générations émergentes et futures ?

Nous pensons que le savoir-vivre, la politesse et l’éducation sont des valeurs importantes à transmettre aux générations futures.

Savoir recevoir et donner à ses proches de manière spontanée. Trop de personnes reçoivent mais ne partagent pas.

« on essaye de partager le plus possible avec nos enfants, cela n’a pas de prix »

La protection de la nature, pour protéger le vivant autour de nous sans le détruire.

« L’histoire de ma famille, d’où je viens, les valeurs du travail et de l’effort »

 

Les grands thèmes de richesses qui ressortent des débats (pour aujourd’hui, pour demain) :

Le temps (chronologie)

Le lien entre les gens