Imprimer cette page

Débat Privé St Philbert de Gd Lieu

Samedi 14 mai 2011, à St Philbert de Gd Lieu (44),

Débat organisé dans un cadre privé.


Profil des participants:

Un groupe de randonneurs, 8 personnes (4femmes et 4 hommes) âgées entre 58 et 69 ans. Des cadres retraités : Prof. & MdC Univ., Prof des Ecoles, Ingénieur, cadres administratifs et un Cadre actif (organisme formation)


  • Quelles sont les richesses que nous avions, et que nous n’avons plus aujourd’hui en Pays de la Loire ?

Du temps : aujourd’hui tout va plus vite, un événement chasse l’autre, les gens sont pressés, sous pression ;

Du temps pour vivre : l’accélération du défilement des événements, des actes fait que l’on en reste à la superficialité des choses.

Les relations et contacts humains, et ce malgré les nombre de possibilités importantes offerte de rencontres et échanges (associations, …).

L’approfondissement des rapports humains : notion de « zapping » au niveau relations aujourd’hui.

Des échanges de proximité ; Internet a fait émerger des échanges sans frontière au détriment parfois de ses échanges de proximité.

Les rencontres lors de randonnées. On peut aujourd’hui se balader sans rencontrer quiconque.

 

La solidarité, notamment pour les sans emploi : si on ne travaille pas … on est exclu et il est difficile de faire parti d’un groupe. L’individualisme s’est fortement développé. Moins de solidarité dans les entreprises.

Des entreprises industrielles en région PdL, type d’entreprises où se déployait plus facilement la solidarité (syndicats). Le déclin d’entreprise phare (navale).

La sécurité de l’emploi. Un emploi « à vie » dans sa région.

Un syndicalisme actif.

Une sérénité au travail. On connaissait moins le stress, la pression due à l’activité professionnelle.

Une certaine forme de respect des autres, des fonctions (des enseignants par exemple).

Une certaine forme d’activisme, d’intervention ; la télévision est un média pour des spectateurs passifs.

L’insouciance du lendemain. La sécurité.

L’optimisme dû à une absence de crainte du lendemain.

 

Les cafés (lieux d’échanges) ouverts régulièrement dans les petites villes et villages.

Une certaine forme de culture, moins de cinémas par exemple.

Les petits commerces, les commerce de proximité où l’on pouvait acheter les 2 ou 3 produits désirés, les bazars, les quincailleries.

Un nouveau mode de consommation, d’achats (scan en grandes surface, achats via Internet par ex.) qui font disparaitre la communication avec les commerçants.

L’appartenance à la Bretagne.

Des services publics : transports ferroviaires très présents, des services de santé accessibles.

De véritables services au téléphone (administration, entreprises de services) avec des interlocuteurs « humains » et pas ces détestables plates-formes téléphoniques impersonnelles.

Des postiers assurant un réel lien social.

Une certaine confiance entre personnes, le respect de la parole donnée  : nécessité aujourd’hui de tout contractualiser, développement du caractère procédurier

 

La liberté de se promener dans les rues sans risquer de se faire renverser par les automobiles.

« L’échelle humaine » de toute chose.

 

Le bocage : raréfaction due à un remembrement excessif.

Des surfaces agricoles cultivables, du maraichage : raréfaction due à l’urbanisation au « mitage » des campagnes.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avons et que nous n’avions pas hier en Pays de la Loire ?

Le respect des minorités. Les respects des personnes handicapées (accès aux services) qui « n’ont plus honte ».

 

Les infrastructures routières. Les facilités de circulation.

Les transports en commun. Des services innovants tels le « bicloo ».

La démocratisation de l’accès à l’enseignement, générateur de sécurité pour les jeunes.

Une démocratisation de la culture, des événements accessibles à tous et fédérateurs (théâtre de rue, Royal de Luxe, musique,…).

Un accès à des sports très variés.

Des possibilités de loisirs variés, d’accès à la culture.

Les vacances. Les possibilités de voyages ?

 

Un accès plus facile à l’emploi pour les femmes. L’évolution du statut des femmes.

Accès à l’enseignement supérieur.

 

La rapidité des moyens de communication et d’information.

Des moyens d’information (multiplicité de canaux de télévision, Internet) et de communication (téléphone, Internet).

 

La prise de conscience de la nécessité du respect de l’environnement.

Les sentiers de randonnées. Les chemins balisés. Le sentier littoral.

Une revitalisation des villages ;

 

Les paysages urbains et une architecture plus étudiés qui prennent en compte les habitants; des villes plus agréables à vivre, des parcs (Nantes, St Nazaire). Une qualité de vie due à un environnement préservé ou repensé. Un soin donné à l’entrée des villes.

 

Un accès à la cuisine d’autres pays, à d’autres cultures.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avons préservées ?

Des valeurs morales.

La solidarité.

 

Le patrimoine architectural.

Le style des habitations.

Un environnement de qualité.

 

Un vignoble de qualité, le Muscadet.

La cuisine, dont la cuisine régionale.

La convivialité : passer 3 ou 4 h à partager un repas.

 

  • Qu’est-ce qui compte le plus ?

 

Des services publics forts (éducation, santé, justice, aide aux personnes fragiles, culture, postes, ...).

La conscience de l’importance des services publics : une pédagogie à propos des impôts de la solidarité.

 

Le respect des autres. L’Ouverture aux autres.

Le savoir vivre ensemble.

 

La qualité de vie.

La chance de vivre au bord de la mer : rêves, pas de limite …

 

  • Qu’est-ce qui serait le plus grave de perdre ?

L’aide aux personnes âgées ou dépendantes.

La solidarité.

La formation notamment les possibilités de formation tout au long de la vie.

 

La retraite par répartition.

 

Le bénévolat.

Les services publics.

 

  • Quelles richesses voulons-nous transmettre aux générations émergentes et futures ?

Avant tout des valeurs :

L’esprit de solidarité.

Le gout de l’effort.

Le gout du travail bien fait.

La liberté.

L’exigence dans la conduite de sa vie.

L’amour du prochain.

Le respect de l’autre.

L’importance de » la cellule familiale.

L’esprit d’ouverture, de curiosité.

Tous les paramètres, éléments qui aident à fédérer.

 

L’idée que l’on vit sur une planète « finie » pour une prise en compte dans les comportements.

La prise de conscience que le développement soutenable est la seule solution d’avenir.

L’apprentissage de la responsabilité.

La sérénité.



Les grands thèmes de richesses qui ressortent des débats (pour aujourd’hui, pour demain) :

Un environnement de qualité pour une qualité de vie

L’éducation et la formation

Les valeurs relatives au collectif, aux services, au « vivre ensemble »

La sérénité