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Débat Privé

Dimanche 13 février 2011, à Saint Herblain (44),

Débat organisé dans un cadre amical.

 

Profil des participants:

7 personnes entre 33 et 54 ans. Ligériens par choix depuis ces 5 dernières années

 

  • Quelles sont les richesses que nous avions, et que nous n’avons plus aujourd’hui en Pays de la Loire ?

Il y avait plus de vie, de solidarité et de fêtes dans les campagnes/ Idem dans le monde citadin/ Ca existe encore aujourd’hui dans les campagnes.

Conditions matérielles (le coût, le repli sur soi) ont aujourd’hui évolué.

Mais ces fêtes ont peut-être moins de sens aujourd’hui : lassitude, alcool, … N’ont plus de sens.

Débat : solidarité, mais elle existe encore ex : garder un enfant…

Autre débat sur la solidarité : elle n’existait pas dans le monde ouvrier, avec les immigrés italiens, pieds noirs, entre les riches et pauvres dans une même ville…La solidarité existait dans un clan. Donc elle était limitée.

Revenir sur l’idée que « c’était mieux ailleurs ! », du « mythe de la solidarité paysan/citadin ».

Richesse perdue= chance d’avoir un emploi après les études.

Richesse perdue= espérance.

Richesse perdue= une confiance, une sécurité. Aujourd’hui on sécurise plus (peur de cambriolage, de vol…). Il y avait plus de confiance, aujourd’hui beaucoup d’assurances, de précaution, de tout-contrôle…

Richesse= des valeurs. Les liens intergénérationnels.

« je n’ai rien perdu,  j’ai tout gagné »

« On ne peut aller que dans l’ouverture, on a tout gagné ».

Richesse perdue= lien à la nature.

Débat : des natures n’étaient et ne sont pas si bien entretenues que ça (ex : En forêts en Bretagne, contrairement aux forêts d’Alsace).

Débat : dans le Sud, la forêt brûle tout le temps.

Richesse perdue= « une dimension du temps » : nous avons moins de temps. « une accélération » on peut « réapprendre le temps de faire les choses ». Pas l’inertie mais prendre le temps.

«Prendre le temps de la rencontre » ex : le marché.

« ne pas tout faire en courant ».

« créer des liens ».

La notion de service public est mise de côté par rapport à la rentabilité

  • Quelles sont les richesses que nous avons et que nous n’avions pas hier en Pays de la Loire ?

La richesse de porter nous-mêmes l’espoir.

Avant c’est l’Etat

« agir petit et être cohérent sur tout, mais c’est difficile car ça va très vite aujourd’hui on ne peut plus se masquer, se cacher ».

Richesse : de pouvoir communiquer plus facilement (ex : box, emails, twitter…)

Richesse d’avoir le choix aujourd’hui : l’offre de choix est plus grande.

Richesse de la multi culturalité, le métissage (culturel, religieux…):

même si on n’arrive pas toujours à rencontrer les autres cultures.

Aujourd’hui c’est vu négativement d’affirmer son identité alors que c’est une richesse.

« c’est fondamental qu’il n’y ait pas assimilation ». C’est parce que l’autre est différent que je peux avoir un point de vue sur moi, que je peux me renouveler :

métissage spatial, horizontal…

Il faut mixer avec le passé, recycler (ex : il y avait des sages dans le passé, la religion comme socle de valeurs pour rebondir) : métissage temporel, vertical…

On a gagné dans l’universalisme : avant « on n’en avait rien à foutre des autres » : ex : aller en vacances en Italie, en Grèce… car c’était pas cher, mais sentiment de se sentir riche et totale ignorance des autres, faire les bonnes œuvres auprès des autres plus pauvres...

Aujourd’hui, la mondialisation permet aussi de mieux prendre conscience des autres, de voir leur richesse.

Aujourd’hui, nouvelle place à l’enfant : on ne veut plus le soumettre comme c’était le cas dans les années 60-70.

Puis période des années 80/90 : il est devenu l’enfant-roi. Aujourd’hui, on en sort, et « on est dans la réflexion d’en sortir ».

De trouver tous sa place : comme enfant, femme, mère, père, mari…

Acceptation dans sa différence : ex : mœurs, préjugés (sur les homosexuels, femmes sous la tutelle des maris, avortement, viol conjugal) ont diminué.

Place de la femme dans la société.

Le mot « dignité » revient.

« on a besoin de tout, l’utilité de tout » : l’équilibre à trouver, tout est nécessaire. Conception holistique de la société.

On accepte plus nos limites, notre ignorance, qu’ « on ne sait pas » :ex les progrès de la science nous permettent de voir nos limites.

On essaie mais peut-être qu’on se trompe, mais on essaie…

Moins d’arrogance.

Développement durable est une notion plus présente aujourd’hui.

Débat : la question des déchets nucléaires n’est toujours pas réglée !

La qualité de l’eau en France : Débats : beaucoup de reportages montrent le contraire. Pas de qualité dans beaucoup de pays en voie de développement.

  • Quelles sont les richesses que nous avons préservées ?

Une espérance…

La solidarité : ex : catastrophe dans le monde, en France, on est toujours là.

Les sagesses

Le rêve.

Cultiver l’idée du bonheur.

De la révolte au sens de la colère saine.

La non-résignation !

Un peu préserver l’environnement.

  • Qu’est-ce qui compte le plus ?

Retour à l’essentiel.

Retour à l’utopie !

Débat : cette utopie doit se traduire en actes concrets.

« trouver du sens » dans une perception holistique

L’amour

L’éducation : accès, qualité, les autorités doivent en être garantes. Débat : attention à ne pas considérer le niveau d’éducation comme critère de valeur de l’individu

La justice

Equité, fraternité, liberté

Accueil des jeunes sur le marché du travail

Débat : aussi l’accueil des seniors (aujourd’hui côté jetable des salariés, séniors dès 40 ans),

du troisième et du quatrième âge pour le travail vu la situation des retraites -> privatisation des systèmes d’assurance

L’échange et la chaleur humains

L’engagement et le courage

L’effort

Ouvrir les yeux à nos enfants sur autre chose, nous-mêmes ouvrir les yeux

Etre cohérent entre le dire et le faire

La responsabilité vis-à-vis des enfants

Notre responsabilité vis-à-vis de la société que nous créons demain

  • Qu’est-ce qui serait le plus grave de perdre ?

Une ville verte

La Loire, comme  un repère, comme identité

Le lien : en soi, avec l’autre, avec son territoire, son identité, à notre humanité,

La bienveillance

Oublier de se remettre en question

Le respect de la vie sous toutes ses formes

L’humilité

La petitesse

La conscience de notre lien aux autres générations

  • Quelles richesses voulons-nous transmettre aux générations émergentes et futures ?

Des valeurs. Liens

Renouer avec le passé, les traditions en recyclant

Que chacun trouve sa place, ne pas se soumettre au formatage

Ouvrir les yeux de nos enfants, nous-mêmes ouvrir les yeux

Tout ne tourne pas autour de l’enfant et il faut transmettre que chacun a sa vie, le droit d’être un homme et une femme

Réinventer la relation homme / femme, entre adulte, l’homme, la femme, le lien d’amour, professionnel,

L’engagement dans la vie

Transmettre du contenant et des limites

Les relations avec les autres pays, les autres cultures > attention à la condescendance

Apprendre de l’autre, de sa différence, des systèmes qui fonctionnent autrement

L’autre a le droit d’exister

La vue d’ensemble, ne pas vivre ou décider que dans l’instant

Transmettre les limites, pour aider à grandir, à dépasser le stade de l’adolescence, la confiance

On transmet mais on ne possède pas nos enfants

La confiance

La sobriété

 

Les grands thèmes de richesses qui ressortent des débats (pour aujourd’hui, pour demain) :

Tout est lié : difficulté de saucissonner les thèmes et les richesses

Place respective de l’homme et de la femme dans la société

Besoin de passer d’un système de pouvoir pyramidal à une intelligence collective et une autre forme de leadership

Garder la foi et l’espérance

L’émerveillement de la vie

On a la chance de pouvoir être utile

La richesse est née de notre débat