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Débat privé

Vendredi 18 mars 2011, à Nantes,

Débat organisé dans un cercle privé, lors d'un apéro-dinatoire.

 

Profil des participants:

12 personnes d'un cercle amical, actifs et retraités, hommes et femmes, âgés de 25 à plus de  60 ans.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avions, et que nous n’avons plus aujourd’hui en Pays de la Loire ?

On  a perdu le temps, on court après le temps.

On a perdu le loisir collectif.

On était plus disponible pour notre entourage.

On a perdu la » lenteur ». On a perdu une qualité de vie.

Les trajets étaient plus aisés.

Les jeunes aujourd’hui sont clivés entre des jeunes qui s’intègrent et ceux qui sont décalés qui réagissent à la « dictature » du travail.

On a perdu l’insouciance (est-ce le bon terme – on a perdu la sérénité, la légèreté et la simplicité).

On a perdu le droit à la différence, à être soi même (cf. les valeurs du Québec : estime de soi respect des autres et le collectif y est le plus fort).

On a perdu la capacité à la « débrouille » et l’usage et non la maîtrise de la technique est rendue difficile compte tenu de son évolution constante.

On a perdu le bon sens.

On  a perdu le médecin de famille.

On a perdu la capacité à intervenir spontanément en cas d’accident (effet de la réglementation et judiciarisation).

On a perdu le temps de l’hospitalisation, le suivi est modifié, le seuil de prise en charge est déplacé au détriment ( ?) de la personne. Quel effet sur la qualité humaine. Effet de l’émergence de l’économie de la santé ?

Perte des commerces de proximité.

  • Quelles sont les richesses que nous avons et que nous n’avions pas il y a 1O ans ?

Les transports en commun qui favorisent le déplacement.

On a gagné de l’offre de loisirs mais en individuel.

Les nouvelles technologies de la communication à la condition  d’en faire un usage « maîtrisé ».

Le droit à la formation est beaucoup plus accessible (dans une grande entreprise plus que dans les TPE), l’ouverture de l’université aux salariés est devenue plus large.

Intérêt de la valorisation des acquis et validation des acquis de l’expérience.

L’accessibilité au savoir est améliorée.

La qualité de service dans les établissements hospitaliers (la relation au malade,  le traitement de la douleur),

L’accès au livret médical individuel.

Le gain de la télémédecine (distinguer l’aide au diagnostic et l’intervention) ? (Apport bénéfique nuancé).

L’ouverture au monde

Développement de la distribution en circuit court (AMAP).

  • Quelles sont les richesses que nous avons préservées ?

La famille reste une valeur mais sur un périmètre plus resserré (ligne directe).

L’attache à la maison au sens du « cocooning »

Le littoral a été préservé.

  • Qu’est-ce qui compte le plus ? Qu’est-ce qui serait le plus grave de perdre ?

Pouvoir préserver la paix

L’amour des siens.

La liberté individuelle.

La dignité humaine (la compassion et le souci de l’autre).

La santé.

La qualité de l’environnement, le cadre de vie au sens de la nature aménagé.

Des espaces naturels préservés.

Le goût du bon et la convivialité.

  • Quelles richesses voulons-nous transmettre aux générations émergentes et futures ?

Retrouver le bon sens.

La spontanéité,

Préserver le droit à la différence.

Savoir donner aux autres sans contrepartie, le don, l’intelligence collective, la solidarité.

Le goût du bon et la convivialité.

L'optimisme et la confiance en l'avenir.

Les grands thèmes de richesses qui ressortent des débats (pour aujourd’hui, pour demain) :

Le collectif, le lien social.

L’accès à la connaissance.

La qualité de service de la santé

L’environnement au sens du cadre de vie