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Comité 21 des Pays de la Loire

Jeudi 26 mai 2011, à Rezé (44).

Débat organiser par le Comité 21 des Pays de la Loire.

Profil des participants :

20 personnes, venant de toute la région (44, 85, 49) entre 23 et 54ans.

Bataille Nicolas, Bordereau Emilie, Boureau Serge, Cam Cécile, Charlot  Antoine, Gallet Erwan, Lascaud Claire, Prévôt Evelyne, Ripayre Jérôme, Vallet Adèle, Vergnolle Amélie, Le Fol Alban, Naizin Patrick, Burban Philippe, Choblet Claire, Thune Virginie, Chagnaud Yoann et Boitard Franck.

Groupe 1:

  • Quelles sont les richesses que nous avions que nous n’avons plus en PdL ?

La Loire (poisson, activité de pêche, anciennement de la profusion)

L’approche métier dans certains domaines (évolution de la société qui a formaté certains métiers : agriculteur, paysan, commerçants) au profit de l’industrialisation. La proximité a été perdue.

La relation entre les gens, l’intergénérationnel (la transmission du savoir)

De l’espace (grossissement de l’agglo, des embouteillages, de la qualité de vie). Le paysage est devenu « moche » (construction de bureaux alors que d’autres sont toujours à louer). On a perdu de la nature (pourtant nécessaire pour se ressourcer)

Le lien social à tous les niveaux (les automobiles = on ne se parle plus ; il n’y a plus de monde dans certaines villes)

L’environnement de qualité (centres commerciaux, paysages défigurés, cadre de vie (on ne peut plus se baigner dans la Sèvre), on a moins de lieu où se retrouver)

Rapport à la terre (dans tous les sens du terme) car il amène une satisfaction à l’humain et ce rapport est une vraie richesse.

L’être plutôt que l’avoir (ne pas forcément consommer pour exister)

Le temps (de ne pas penser au travail, prendre le temps de s’ennuyer, de se reposer, le temps pour soi même si cela est parfois mal vu car le temps « libre » est considéré comme improductif).

De la liberté (on doit être constamment disponible)

Perte de la proximité (d’aller voir son voisin, de créer du lien)

Le lien intergénérationnel n’est plus perçu comme une nécessité de vie.

Le lien avec les voisins

la beauté de la société (dégradation du paysage urbain)

La joie de vivre car on est trop pressé, trop stressé (profiter de l’instant présent).

Des écarts dans la société moins grands

De la connaissance (santé, « médecine des simples », les techniques de grands-mères même dans d’autres domaines que la médecine)

La liberté, nous sommes dans un monde égoïste, le rapprochement

 

  • Quelles sont les richesses que nous avons aujourd’hui et que nous n’avions pas hier dans les PdL ?

La verdure, l’aménagement d’espaces verts

Les transports

Les liens sociaux (virtuels) avec internet, l’avion

L’ouverture sur l’international, « le monde est devenu maintenant un petit village »

Moyens d’informations alternatifs

Est-ce qu’on a gagné en esprit critique ?

On participe plus mais quelle est notre marge de manœuvre ?

La reconnaissance globale de tous les types de personnes (égalité homme/femme), richesse en droit, en reconnaissance sociale mais qui peut vite être perdue (avant, image de l’homme comme ascendante). Ce n’est pas un acquis.

L’accès à la santé mais pas pour tous

Des écarts dans la société moins grands

La libération de la femme

Le droit à la différence

La liberté (abolition de l’esclavage)

 

  • Quelles sont les richesses que nous avons préservées ?

La gastronomie (associée au lien social, au terroir, au goût) et ceci permet de toucher à différents domaines

L’identité culturelle française

L’accès aux nouvelles technologies, la R&D

La patrimoine revalorisé

La capacité à faire des enfants (indice de fécondité)

 

  • Qu’est-ce qui compte le plus pour vous pour demain ?

L’autonomie (le temps libre pour soi- le contraire de l’aliénation)

la possibilité de faire des choix (temps partiels)

Le sens (le sens de ce qu’on fait)

L’égalité (sur le plan financier, intellectuel) qui protège de la fragmentation sociale, monétaire. Beaucoup de mécanismes sociaux qui avaient pour vocation d’amortir ces chocs et qui ont été remis en cause

La sécurité (non pas de se faire voler mais la sécurité du travail de qualité (pas précaire etc)

L’éducation aux valeurs

La liberté

Laisser un territoire sain, vierge pour les générations futures

La liberté/possibilité de choisir sa vie, son travail

 

  • Qu’est-ce qui serait le plus grave de perdre ?

La tolérance, l’acceptation de l’autre, la solidarité, le collectif

L’environnement, la nature (ressources, qualité de l’air)

L’indépendance de pensée, la liberté (on est de plus en plus considéré comme des moutons), l’appauvrissement des actes et des pensées

L’esprit critique sur nos actes, l’implication de nos actions

La démocratie

L’indépendance face à l’argent, la perte de confiance dans le système (qui assure le respect des droits de l’homme)

L’ouverture à d’autres objectifs que ceux financiers, l’importance de ce qui n’est pas matériel (l’échange non marchand).

Avoir la possibilité, liberté de ses choix (expression, financiers)

 

  • Quelles richesses devons-nous transmettre aux générations futures ?

La capacité de résistance (rien n’est acquis dans une société, les valeurs rurales, la montée du racisme, la discrimination)

Un minimum de biodiversité naturelle, les forêts primaires, les stocks aliotiques, les fonds marins

Le savoir-faire à tous les niveaux

La confiance en soi

L’humilité par rapport à la condition humaine

De continuer à s’indigner, rien ne sera acquis et il faudra toujours combattre

La transmission de la mémoire collective, l’histoire du passé

La joie de vivre

Les besoins immatériels

Le sens du travail, revalorisation du travail.

La contribution de chacun au système, l’exemplarité

Les systèmes de SEL (Système d’Echange Local) matériel ou immatériel (création d’une chaine)

Méritocratie

Distance avec les medias

La tolérance

La liberté

L’égalité de tous

La confiance envers les inconnus, l’autre (aujourd’hui les gens ont plus peur)

 

Groupe 2:

  • Quelles sont les richesses que nous avions, et que nous n’avons plus aujourd’hui en Pays de la Loire ?

Les zones naturelles et les forêts à proximité des lieux de vie.

L’espace, à cause de l’urbanisation croissante

La mémoire du territoire, des pratiques, des valeurs (problème de la transmission par les personnes âgées)

D’anciens métiers

L’utilisation de la Loire (Nantes est une ville portuaire).

Certains paysages, comme le bocage.

Le lien avec la façade maritime et la mer.

Certains réseaux sociaux (politiques et syndicaux) et des réseaux de solidarité.

Les liens de solidarité et relationnels entre les habitants (par exemple, avec les fêtes de village ou les trocs) qui permettait une entraide à l’échelle locale.

L’investissement dans la vie locale.

La solidarité sur les lieux de vie, qui n’est pas la même que celle qui peut se construire par voie électronique.

Le temps.

La qualité de l’eau.

Une alimentation de qualité. Celle-ci est désormais vue comme un problème.

L’existence de circuits courts et une certaine relation au territoire.

La soutenabilité des modes de vie.

Une activité rémunératrice pour tous.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avons et que nous n’avions pas hier en Pays de la Loire ?

Un dynamisme culturel et une offre culturelle plus importante.

Internet, qui permet un accès à l’information et un maintien du lien malgré la distance.

La mobilité, qui assure une forme de proximité avec d’autres territoires.

La liberté d’émancipation des dogmes et des courants de pensée.

L’accès aux soins et à la médecine.

L’accès à l’éducation.

La technique qui assure une émancipation des tâches ingrates.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avons préservées ?

Le patrimoine culturel et matériel, avec les musées par exemple.

La mémoire de l’histoire (sites archéologiques, Château des ducs de Bretagne de Nantes)

Le dynamisme démographique.

Une forme d’équilibre sur le territoire.

Un territoire sans nucléaire.

Un tissu associatif riche.

Certaines valeurs, comme le lien familial.

 

  • Qu’est-ce qui compte le plus ?

Avoir du temps pour faire des choses qui ont du sens.

Le bien vivre, c’est-à-dire une qualité de vie.

Avoir du temps libre pour s’investir dans des associations et faire des activités pour son épanouissement personnel.

La solidarité, ce qui suppose moins d’individualisme.

La reconnaissance de chacun.

La couverture des besoins essentiels (matériels et non matériels) pour tous.

Les liens intergénérationnels.

 

  • Qu’est-ce qui serait le plus grave de perdre ?

La qualité de vie.

L’espoir dans la possibilité d’un changement, d’améliorations.

Les zones naturelles préservées.

Une production alimentaire locale.

La volonté de vivre-ensemble.

Les relations humaines, amicales et familiales.

Le climat.

La démocratie

La responsabilité, qui permet une action éclairée.

Les métiers de l’artisanat et les compétences manuelles associées.

 

  • Quelles richesses voulons-nous transmettre aux générations émergentes et futures ?

La simplicité, le bon sens et la qualité de vie.

S’affranchir des dépendances « nocives ».

Ce qui leur permettra d’être autonomes et de définir ce qu’eux-mêmes souhaiteraient transmettre.

La mémoire.

Le cheminement de nos réflexions : il faut expliquer nos choix pour ne pas repartir de zéro et garder une certaine humilité.

L’espoir d’une vie meilleure, d’une marge de manœuvre.

L’éveil et la curiosité sur le monde.

Le patrimoine naturel.

Une identité territoriale.