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CEAS Vendée

Jeudi 30 juin 2011, à la Roche sur Yon,

Débat organisé par le Centre d'Etudes et d'Action Sociale de Vendée (CEAS).

 

Profil des participants:

16 personnes : 9 femmes et 7 hommes, entre 25 et plus de 60 ans. Bénévoles associatifs et un élu.

Y participaient, entre autres : LAGARDE Claude, ROULLEAU Joseph, LENFANT Françoise, HERMANN Aricia, DANIEAU Loïc, JOURDAIN Gérard, CHABOT Elisabeth, BREMAND Gilles, BREMOND Marie Madeleine, SOURISSEAU Annette, MAGE Mathilde, BREMOND Joseph, CHARRIER Françoise, IBARRA Stéphane, FORTINEAU Yvette, GOUSSEAU Marie Christine.

 

  • Quelles sont les richesses que nous avions, et que nous n’avons plus aujourd’hui en Pays de la Loire ?

Le lien social : ce n'est pas une disparition totale mais une transformation. La solidarité du lien social, nous avons perdu l'acte d'aider l'autre, par peur des complications juridiques.

La proximité entre les individus a changé. Par exemple dans les lotissements, on cohabite mais on ne co existent pas. Perte de la proximité. Distance domicile-travail augmentée  s’ajoutant à l’éloignement des familles

La communication. Malgré le développement d'outils de communication, les gens communiquent moins. On recherche des petits groupes d'appartenance qui présentent des limites ils car ancrent les personnes dans leur communauté. Nous retrouvons de nouvelles formes de solidarité via les réseaux sociaux mais qui mettent en marge les personnes qui n'ont pas accès à l'outil informatique.

Nous n'avons plus le temps et pourtant on devrait avoir du temps car on travaille moins longtemps grâce aux 35 heures ou à la retraite. C'est la relation au temps qui est différente : on y met une notion de rentabilité.

Moins de qualité de vie. On a du temps libéré mais pas de temps libre. Le rythme de vie provoque du stress, de la pression (qui rebondit sur les enfants aussi). Les gens sortent lessivés. Le relationnel en subit les conséquences.

Disparition de la gratuité. Tout se mesure, s’évalue. Trop de normes, de contraintes qui tuent l’initiative.

Les marges de production agricole sont divisées par deux. Il faut en faire plus pour avoir les mêmes revenus, augmenter les rendements, faire du bovin pour répondre à la demande des gens. L'agriculture s'est adapté mais au risque de mettre l'environnement en danger.

Sécurité de l'emploi: pression dans la famille. On met la pression aux jeunes sur leur orientation et leur réussite scolaire.

On a moins d'espace naturel et agricole. Les autoroutes prennent de la place. Oui mais on va plus vite.

Un savoir faire humain d’entretien des espaces notamment sur les sites sensibles comme les marais.

Désertification de certains milieux ruraux parce qu’il y a plus d’emplois. On fait disparaitre les emplois non qualifiés.

Accès aux soins plus difficiles en milieu rural. Perte des généralistes. Dégradation dans la prise en charge (longueur pour avoir un RDV).

Un certain militantisme, par exemple syndical. Pas de transmission entre les générations.

  • Quelles sont les richesses que nous avons et que nous n’avions pas hier en Pays de la Loire ?

Les moyens de transport et les des moyens de communication : routes, trains.  Vitesse de communication. La qualité du réseau routier. Le monde s'élargit, nous allons travailler de plus en plus loin. Mais plus de brassage de population, d’occasion de rencontres.

Des démarches participatives. Capacité à pouvoir réfléchir, donner la parole à tous. La démocratie est de plus en plus affirmée mais il faut aller la chercher. Mais tout le monde a-t-il accès à l'info de part son milieu socio culturel ? L'obligation législative de consulter les citoyens (plan santé, agenda 21 etc..), c’est une évolution positive si ces citoyens sont convaincus que les idées seront prises en compte par les décideurs. C’est une question de respect du citoyen.

Elévation du niveau de formation, d'information, pour les hommes mais aussi progrès techniques. Moyens de production mécanisés. Nouvelles technologies.

Amélioration de la santé: viser une vie plus courte mais en meilleure santé ? les progrès de la médecine permettent de garder en bonne santé. Accès aux spécialistes plus faciles.

Du pouvoir d’achat.

Accès aux loisirs, culture = consommation de culture (grand R, cinéma) mais aussi culture que l'on fait , que l'on produit.

Moins de pénibilité physique qu’autrefois dans le travail.

Reprise de conscience de l’Environnement, davantage de réflexion sur l’aménagement, avec les lois sur l’Eau, le Littoral, etc

Bénévolat en progrès.


  • Quelles sont les richesses que nous avons préservées ?

Gastronomie française ! le bien mangé, elle a gagné en valeur  mais on mange vite.

La richesse du  patrimoine: Le paysage, les sentiers, le littoral.

Le monde associatif est une richesse spécifique à l'ouest de la France que l'on peut perdre demain surtout dans l’éducation populaire (problème de financement et reconnaissance de l'état). Considéré par l'Etat comme la 5ème roue du carrosse (valeur ajoutée sous évaluée) mais aussi parce qu'on ne le comptabilise pas  le temps du bénévolat, qui participe à la création du lien social. La Vendée est en pointe sur les associations qui fournissent un service

La dynamique collective (pas seulement des associations) comme le regroupement des chefs d'entreprises.

Patrimoine culturel  transmission des savoirs (histoire, langue, folklore) cela dépend des générations et des milieux sociaux culturels.

La Liberté, un peu moins l’Egalité et la Fraternité !

  • Qu’est-ce qui compte le plus ?

Tout ce qui est au service de l'homme, le bien vivre ensemble: qu'ils se créent des solutions dans le respect de l'environnement dans le long terme (développement durable).

La manière dont on urbanise.

Regarder les conséquences de nos choix. On veut toujours acquérir des biens. On veut toujours plus.

La prévention dans tous les domaines : santé, environnement, éducation.

La santé : vivre et vieillir en bonne santé.

Le travail pour tous.

L’intercommunalité.


  • Qu’est-ce qui serait le plus grave de perdre ?

L'humanité, le lien social. la relation à l'autre pour éviter l'isolement. Les manifestations quotidiennes du « vivre ensemble » : fêtes de quartier, jardins familiaux, jardins partagés.

Notre richesse culturelle, notre patrimoine

L’exigence de qualité

L’emploi (productif) c’est la reconnaissance de la dignité et l’autonomie. Ne plus donner priorité à l’emploi dans les choix d’équipements.

L'engagement, le militantisme. (donner du temps pour défendre nos valeurs) l'engagement quel qu'il soit (préparer la kermesse de l'école).

Diversité des activités économiques, nous ne sommes pas une région mono économique. Richesse sociale pour le brassage que cela permet.

  • Quelles richesses voulons-nous transmettre aux générations émergentes et futures ?

Valeurs : Solidarité. Relations humaines. Accueil de l’autre. Engagement dans la durée.

Volonté de vouloir faire bouger les choses, de penser que nos réflexions et actions peuvent faire évoluer. Rien n'est figé, obligatoire, définitif, l'homme peut bouger des montagnes s'il le veut. On est ce que l'on veut être. Pas de fatalité. "Tout seul on va vite, ensemble on va plus loin". Sens de l’effort.

Etre débout et être ensemble.

La famille dans le sens de construire ensemble.  Famille au sens élargie

Gratuité opposée à la marchandisation.

Sens du partage, de la mise en commun.