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Café-Repaire Angers

Merdi 14 juin 2011, à Angers,

Débat organisé au Café-Repaire de la ville d'Angers.


Profil des participants:

16 personnes.

 

Quelles sont les richesses que nous avions, et que nous n’avons plus en Pays de la Loire ?

D’abord une interpellation sur les idées qui peuvent venir dans cette question. N’a-t-on pas une dimension historique de notre analyse, voir une nostalgie du passé ce qui peut être une gène pour libérer nos idées. Parce que nous alternons entre le souhait de vivre correctement aujourd’hui et ce qui aurait pu être un élément de qualité de vie mais qui n’existe plus à l’exemple du réparateur de vélo.

 

La disparition de la culture du chanvre (ou plutôt une culture moins importante)

La disparition des vieux métiers (réparateur de vélos, cordonnier, horloger, draguer la Loire), une certaine forme d’artisanat dont les formations n’existent pratiquement plus. Nous pouvons ajouter la presque disparition de l’artisanat de qualité (étains…).

Un manque de proximité dans certains quartiers, certains villages, avec l’absence de libraires, de réparateurs vélos, d’horlogers, de droguistes…).

Le vélo avait une place naturelle qu’il a perdue.

Un petit aérodrome à Avrillé où l’on voyait les planeurs décollés et volés dans le ciel d’Angers.

Le transport fluvial sur la Loire qui transportait l’ardoise, les champignons, le sable…et toutes les activités liées au fleuve telle que la pêche.

Dans ces disparitions il n’y a pas que l’utilitaire il y a aussi l’esthétique, la beauté.

La disparition des boutiques de proximité, à l’opposé du Danemark qui n’a pas de grandes surfaces et où ces boutiques sont présentes ce qui créent aussi du lien social.

Cette disparition des boutiques et services de proximité qui sont des éléments des circuits courts, producteurs/consommateurs sont aussi des alternatives à la voiture.

Les paysages bocagers qui étaient une particularité de nos régions fortement agricoles. L’abattage des haies pour remembrer les terres qui aurait du être suivi de replantations subventionnées par l’UE  et cela n’a pas été fait.

La disparition en grande partie des zones naturellement inondées. Nous pouvons le constater par le changement de paysage le long de la voie ferrée Angers/Paris. Ceci a une conséquence négative sur la biodiversité.

La perte des terres agricoles qui entraînera un problème à terme pour l’humanité.

La suppression des lignes de chemin de fer comme Angers/Segré et aujourd’hui une ligne de tram est construite en parallèle.

La vie économique rurale a beaucoup diminuée.

La vie culturelle, le militantisme, l’encadrement sportif qui étaient plus ou moins assurés par les curés des villages, par les organisations telles que la  JEC, la JOC…

La disparition d’industries tels que l’ardoise, l’informatique, l’électronique… en grande partie délocalisées.

La disparition de la télé locale.

Un bien être qui disparaît, la douceur angevine, cette perception de qualité moins bonne est liée aux rythmes de travail.

La désertification des services en milieu rural mais aussi dans certains quartier. Les services tels que la Poste sont absents ou ne répondent plus aux besoins des usagers par la restriction des amplitudes d’ouvertures en raison du manque d’effectifs ou de la mise en régie du service, des modifications d’horaires de levées liées à l’éloignement du traitement du courrier. Cette désertification est aussi sensible pour les métiers de bouche et de santé.

Les banques ou les agences immobilières remplacent très souvent les commerces de proximité dans les villes et même dans les communes périphériques.

La disparition d’un grand nombre de café a pour conséquence un manque de lieu de convivialité pour recréer du lien social.

La disparition des banc publiques qui étaient présents en nombre et sont remplacés en partie par des sièges.

La disparition des espaces verts en milieu urbain à l’exemple de la Place du Ralliement qui est devenu exclusivement « minéral ».

Le manque voir la disparition de fontaine d’eau potable en milieu urbain qui peuvent nuire à la bonne santé de la population. La disparition des bains douches publics avec la même conséquence que pour l’eau potable et le rapport du citoyen à cette eau potable qui deviens problématique.

La disparition du maillage des transports, cela a pour conséquence la centralisation sur les villes-centres et la création de pôle de vie au détriment d’un aménagement équilibré du territoire.

La disparition des cinémas de quartier toujours le problème de la proximité et de l’attirance des villes-centres.

Avant on construisait pour durer, aujourd’hui contrairement on construit pour générer un renouvellement dans un laps de temps court.

La vente de patrimoine appartenant à des collectivités publics, donc aux citoyens à des investisseurs tel que l’Abbaye de Saint Maur.

La disparition progressive des hôpitaux locaux dans le milieu rural.

La disparition des cabines de téléphone fixe.

 

Quelles sont les richesses que nous avons et que nous n’avions pas hier en Pays de la Loire ?

Le développement du TER avec beaucoup de jolies gares.

Des villes élégantes avec de beaux musées, comme le musée des curiosités à Baugé…

Une offre culturelle beaucoup plus riche et variée en ville, festivals…

De beaux lycées qui invitent les élèves au respect et au travail.

La qualité de vie urbaine, l’esthétisme du milieu urbain.

Le développement des transports à l’image des réseaux de car, des lignes de tram voir des réouvertures de lignes de chemin de fer

La santé en pôle urbain qui est au top à l’inverse du milieu rural.

L’aménagement des rives des rivières et de la Loire.

Le développement de l’offre touristique et de qualité

Le développement des sites universitaires

La diversité culturelle, la mixité humaine avec le nombre d’étudiants et aussi des touristes.

Le tri sélectif en particulier en milieu urbain.

La qualité du vin

La recherche en règle générale

 

Quelles sont les richesses que nous avons préservées ?

Les associations, la vie associative

Le temps de vivre, avis qui n’est pas partagé à l’unanimité.

Côté sauvage de la Loire/Loire préservée

Le vin qui se bonifie, les vignes et les villages viticoles.

Les cinéma d'arts et d'essais (400 coups)

Une belle ville ouverte sur de belles campagnes et inversement qui est le fait d’une ville « moyenne » et rend cet accessibilité possible à tous.

Des parcs naturels comme le parc Balzac.

La nature quand l’homme ne l’a pas transformé comme les Basses vallées angevines, les marais salants…

Les Arts vivants par exemple « villages en scène » en Loire-Layon. La mutualisation des bibliothèques en campagne.

Un réel patrimoine historique

L'offre de formation, collèges/lycées du secondaire qui est riche mais pas toujours équilibré entre public et privé à l’exemple des Mauges.



Qu’est-ce qui compte le plus ?

Prendre soin de l’autre, des personnes les plus fragile, les plus jeunes, les plus agées, l’intergénérationnelle. L’entraide

L’authenticité, l’humanitude.

L'harmonie entre les gens d'un même lieu.

Le lien entre les personnes, le partage des idées.
Une façon douce de vivre ensemble

Sortir de cette économie infernale par base, retrouver des relations de proximité

Continuer à créer le débat entre les êtres humains...ce sont les débats qui font avancer les êtres et les recherches d'idées qui font avancer les sociétés y compris l'anarchisme !

Continuer à se battre pour plus de démocratie en respectant les différences !

Il faut reprendre conscience de ses idées pour avoir la possibilité de penser par soi même.

Le besoin de confrontations des idées pour reprendre confiance.

Retrouver nos idées, se réattribuer nos idées

Ne pas bétonner et déshumaniser le centre ville comme la Place du Ralliement qui donne l’image d’une pierre tombale.

Réhabiliter plutôt que détruire.

Les jardins familiaux à garder et à développer.

Etre là; être content d'être là, être ensemble, retrouver la vie de quartier, de village.

Mettre en débat la vision

La notion de confiance à l’inverse du sentiment d’insécurité qui génère le tout sécuritaire, comme la possibilité de ne pas fermer à clef sa porte.

L’accès à la santé pour tous

L’accès au logement et un logement choisi pour chacun.

Les repas de quartier qui invite à la convivialité sont à développer.

 

Qu’est-ce qui serait le plus grave de perdre ?

La liberté de paroles et d’actions.

La liberté d'être et la liberté non surveillée. A l’exemple de la poste avec ses caméras et sa charte de qualité ISO où tout est procédures, protocoles, règles…

Marianne avec ses valeurs : Liberté, Egalité, Fraternité et Laïcité qui ne doivent pas disparaître.

La laïcité comme fondement de la liberté et d'autant plus en M&L que son histoire est forte puisque elle c’est développée en opposition d'une tradition catholique très forte.

Il ne faut pas perdre le savoir faire artisanal

La possibilité d’écouter des concerts gratuits, de voir des festivals de  rue.

Une certaine qualité de vie par rapport au vécu dans la région parisienne.

La notion de respect, le respect naturel pour soi et envers les autres.

Les vignobles

La vie active des territoires ruraux.

L’accès de tous aux besoins essentiels.

Le lien entre les citoyens.



Quelles richesses voulons-nous transmettre aux générations émergentes et futures ?

Un environnement durable avec l’accès à un emploi qui permet de s’épanouir.

De bénéficier de la qualité de l’eau : potable, rivières, fleuves (La Loire)

En urgence, sortir du nucléaire

De bénéficier d’une radio locale active et d’une télé locale.

De mieux se nourrir par le bénéfice du bio et de la proximité.

De conserver les savoir faire dans les métiers d’arts : luthier, ébéniste,

De développer les manifestations artistiques qui génèrent de l’échange, du partage

D’avoir de l’indignation pour garder la force de réagir.

De développer l’agriculture biologique et qu’elle soit accessible à tous.