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BCC: Bilan Carbone Consommation

Le Bilan Carbone Consommation, qui constitue l'un des aspects de l'empreinte écologique, évalue l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre dues au mode de vie et aux activités des populations d'un territoire : logement, déplacements, productions industriels et services, biens consommés (là aussi en Tonnes équivalent Carbone). Il intègre ainsi les émissions des biens importés (ex. chocolat brésilien, café africain, appareils photos japonais, …), … On lui retire, en revanche, le volume des gaz à effet de serre émis en Pays de Loire pour la fabrication de produits exportés (l'émission sera prise en compte dans le territoire récepteur).

 

Le Bilan Carbone Consommation en Pays de la Loire

La comparaison avec l’empreinte carbone production est délicate car les méthodes de calcul ne sont pas les mêmes, mais au total, les premiers chiffres disponibles témoignent que les résultats des deux bilans sont globalement équivalents. En revanche, des écarts existent sur certaines rubriques :

- ex. le bilan consommation "alimentation" est nettement inférieur au bilan de la production agricole. Explication - la région exporte une grande partie de sa production agricole,

- ex. Le bilan consommation de biens est supérieur au bilan de la production industrielle. Explication - nous importons nombre de biens de consommation

Pour expliquer les autres écarts concernant la mobilité, le logement et les services, il serait nécessaire de comparer de manière approfondie les méthodes de calcul.

 

 

Retirer totalement des calculs les émissions de gaz à effets de serre de la production exportée fausse le regard sur la responsabilité territoriale en termes d'émissions de gaz à effets de serre.

Pour prendre en compte pleinement la responsabilité des activités humaines sur le changement climatique, il est nécessaire d'observer simultanément les deux types de bilan carbone.

Deux questions : Peut-on améliorer le croisement de données aujourd'hui calculées sur des bases différentes ? Est-il pensable que ce type d'indicateurs – dont le calcul s'avère ardu même pour les experts de la statistique – devienne un jour vraiment accessible au plus grand nombre ?