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SNC

Vendredi 7 janvier 2011, à Nantes,

Débat organisé par l'association Solidarités Nouvelles face au chômage.

 

Profil des participants:

40 personnes. Des personnes en emploi, des retraités et des chômeurs.

 

Groupe 1:

  • Ce qui me rend heureux ?

Avoir la santé me rend heureux, et réaliser un objectif que je me suis fixé, quel que soit ce projet, professionnel ou autre.

Avoir du temps, ne rien avoir à faire pour être disponible.

Etre en relation avec d’autres, passer des moments avec ceux que j’aime.

Moi c’et l’activité physique qui me rend heureux, le sport, me dépenser physiquement.

Pour moi c’est la relation avec la nature, faire du bateau sur l’Erdre.

Le partage et la vie, quelle qu’en soit la forme.

La reconnaissance, l’amour, être aimé et être reconnu. Moi j’ai dit à ma femme que ce que je demandais c’est d’être préféré, encore plus que d’être aimé.

Aider quelqu’un çà me rend heureux.

La dépense physique çà me fait du bien mais je ne dirais pas que cela me rend heureux, pour moi c’est être avec les autres, l’énergie que les autres vont me renvoyer, partager. L’argent je n’en ai rien à foutre.

  • Qu’est ce qui vous manque ?

Ce qui me manque c’est le travail, j’ai besoin d’être active, j’ai aussi besoin d’argent, j’ai besoin de rencontrer des gens.

Je trouver qu’il y a un manque chez beaucoup de gens de capacité à se révolter, à s’indigner. On est dans une société très normalisée, les gens ne vivent plus, les situations en particulier dans le travail, sont écrasantes.

Il n’y a pas de reconnaissance çà me manque, quand mon travail n’est pas reconnu je suis mal.

La sérénité me manque, je cherche une situation professionnelle stable, je ne l’ai pas. Je dois rester serein, prendre du recul.

Des fleurs en bas de ma porte. Tu as qu’à en mettre ! Oui vous avez raison.

Moi ce qui me manque c’est l’envie, avant j’avais des envies, je n’en ai plus.

Pouvoir dire que je ne suis pas d’accord.

Moi je ne manque de rien, on a tout ce qu’il faut, c’est pour cela que l’on est malheureux. J’ai besoin de me sentir en sécurité, et çà on peut l’avoir quelles que soient nos conditions de vie, c’est en soi que cela réside.

Moi il faut que je travaille pour me nourrir, pour vivre.

  • Ce qui vous inquiète ?

La retraite m’inquiète, ne plus avoir d’activité.

Thomas Jefferson écrivait vers 1880 que ce qui l’inquiétait c’étaient les banques, le système financier .où va la démocratie ? Nos hommes politiques continuent de faire tout ce qu’il ne faut pas faire. Il y aura une secousse. Il y a un manque de cohérence de nos institutions, une divergence entre les valeurs affichées au fronton de nos mairies et la réalité.

On ne respecte pas les gens, on méprise les gens, on les fait vivre dans des conditions difficiles.

Ce qui l’inquiète c’est l’incompétence des élus, ils croient qu’étant élus ils savent ce qu’il faut faire, accumulent les erreurs. Et puis c’est la solitude de personnes que je rencontre.

La santé de mes proches.

Moi quand mes enfants ou ma femme partent en voyage, en train ou pire en voiture je suis malade d’inquiétude. J’en ai même des boutons. Et l’avenir est incertain.

Moi pour mes enfants je ne suis pas inquiet. Ils ont des valeurs fortes.

  • Que voulez vous transmettre ?

Moi c’est l’amour, et aussi déconnecter l’argent et le bonheur, çà n’a rien à voir ! En ce moment je n’ai jamais eu aussi peu d’argent et je n’ai jamais été aussi heureux.

Moi c’est l’amour, et la déconnexion de tout ce qui est matériel ;

Le respect de la vie, de sa propre santé. Je suis interpellé par ceux qui ne prennent pas soin de leur santé, ne prennent pas soin d’eux-mêmes.

Il faut faire attention, le bonheur peut s’arrêter, il faut le savoir. Tout est éphémère.

Moi je veux transmettre la douceur et la fermeté. Les deux me sont nécessaires, la douceur pour accueillir, la fermeté de mes valeurs.

Le savoir, le transmettre.

Ce que j’essaie de transmettre à mes petits-enfants c’est le goût de vivre simplement, de jouer dans la nature, ne pas se laver tous les jours.

 

Groupe 2:

  • Qu’est-ce qui vous rend heureux ?

La musique. J’adore la musique classique et j’envie ceux qui jouent d’un instrument.  Je ne passe pas un jour sans écouter de la musique. Cela m’emmène dans un autre monde.

C’est un état d’être, une grande sérénité. Quand on a cette capacité, cela rend heureux. Ce n’est pas lié à l’argent, ni à l’extérieur de soi. C’est intérieur. Des partages, des émotions, la solidarité. Quand les gens se mobilisent pour une cause, les grands mouvements humains.

Les rencontres. Aller là où je ne me croyais pas capable d’aller, découvrir d’autres chemins, en soi et à l’extérieur.

Des relations authentiques, la beauté des êtres et du monde.

Donner, aimer, partager, la nature, les petits bonheurs quotidiens. Etre.

Je fais un distingo entre les petits bonheurs et des bonheurs plus profonds. Le regard de l’autre, la satisfaction que l’autre soit satisfait de moi, que je représente quelque chose pour lui.

Trouver son équilibre personnel. Ce n’est pas dans les choses matérielles, mais dans la rencontre, le lien social, familial. Le bonheur, c’est une trajectoire, pas un aboutissement.

L’harmonie. La relation à Dieu.

La  chance de vivre, d’être comblée dans ma famille. L’harmonie familiale. C’est dans la relation à l’autre, quand je vois des étincelles dans les yeux des autres. C’est la magie de la rencontre.

 

  • Qu’est-ce qui vous manque le plus ?

De pouvoir aller où je veux (je n’ai plus de voiture depuis que je suis au chômage).

De pouvoir faire des projets,. C’est difficile quand on est au chômage.

Que les femmes  prennent pleinement leur  place et  fassent davantage d’efforts pour faire valoir leurs compétences.

L’appartenance à un groupe, le sentiment d’avoir une utilité sociale. Quand on est au chômage, on se bat pour soi mais on n’a pas le sentiment d’être utile aux autres.

La sagesse. Ce qui me manque aussi, c’est de ne pas parler de langue étrangère, ce qui m’empêche de communiquer avec des personnes d’autres pays.

L’impuissance devant les événements. Ce qui manque, c’est de pouvoir agir.

Etre zen par rapport à la gestion du temps.

Ne pas avoir osé faire certaines choses.

De la gentillesse, de la bienveillance, de la douceur, de la tolérance.

De la confiance, du lâcher prise.

Ce qui me manque, c’est d’avoir la certitude d’avoir transmis aux miens les valeurs qui me semblent importantes.

  • Qu’est-ce qui vous inquiète le plus, pour vous, pour vos proches ?

La maladie, la souffrance.

Le manque d’eau pour la planète.

Le manque d’adaptabilité à ce que sera la planète.

La non-communication entre les dirigeants et les citoyens de base.

La violence, le mépris, le racisme.

L’absence de tolérance, de respect de l’autre.

La vitesse  dans laquelle on nous oblige à vivre.

La montée de la connerie, de la violence. Les gens prisonniers de l’image que d’autres leur donnent.

La précarité des jeunes.

La perte de sens.

Ce qui m’inquiète, c’est de savoir comment je vais avoir assez d’énergie pour tenir jusqu’à ma retraite.

  • Les valeurs que vous aimeriez transmettre ?

Le respect de soi-même, des autres.

La tolérance.

L’envie d’oser, de la gaîté, de la joie, savoir s’étonner des choses simples.

Faire des choses qui aient du sens. Etre utile aux autres, ne pas rester dans son univers.

Notre réussite passe par celle des autres. Avec une société individualiste, on droit dans le mur.

La solidarité.

L’allergie à la performance.

Tenir compte des anciennes valeurs (la famille…)

Ne pas être dans une vie de zapping .

L’importance de l’être par rapport à l’avoir.

 

Groupe 3:

  • Qu'est-ce qui vous rend heureux?

Le bien-être de ma famille

Un rayon de soleil le matin

L'amour

L'équilibre et l'engagement de mon fils

Le partage

Etre bien dans un groupe (voisinage...)

Etre bien entouré

Partager/avoir des projets

Savoir accueillir l'autre

Savoir que mes enfants sont bien dans leur peau, heureux

Se sentir utile

Le sentiment d'un travail bien fait

Etre en harmonie avec la nature (un élément de la nature)

Voir la spontanéité de mes petits enfants, leur étonnement

Les signes d'affection, d'amitié et de reconnaissance

Faire plaisir

Donner du sens aux choses

Partager un bon repas

Quand quelqu'un s'extasie sur ma cuisine au cours d'un repas, car c'est un cadeau que je leur fait et leur reconnaissance me fait plaisir

Voyager, s'ouvrir sur le monde, découvrir d'autres environnements

Prendre conscience que nous avons de la chance

Prendre confiance

La passion

Retrouver de vieux amis

La fidélité

Aider les autres

Aimer les autres

Les livres

S'instruire, se former

Donner, recevoir

Transmettre, se dire qu'on peut transmettre

Comprendre quelque chose qu'on avait des difficultés à comprendre

Dépasser un obstacle, se dépasser

Etre fier de ce qu'on fait

Sourire

  • Qu'est-ce qui vous manque le plus?

Savoir pourquoi on se lève le matin

Ne plus pouvoir faire de projet (quand on a perdu son emploi)

Le temps

Le manque de contact avec son entourage (ex : bonjour aux voisins...)

La reconnaissance de ce qu'on est, de ce qu'on fait

L'attention, la considération des gens les uns pour les autres (que les gens ne soient pas conscients les uns des autres dans la rue, dans le bus...)

Le respect des gens, le savoir-vivre

Un bon feu de cheminée

L'argent

  • Qu'est-ce qui vous manque le plus?

Savoir pourquoi on se lève le matin

Ne plus pouvoir faire de projet (quand on a perdu son emploi)

Le temps

  • Qu'est-ce qui vous inquiète le plus, pour vous,  pour vos proches?

Que je / qu'ils ne trouve(nt) pas de travail

Le manque / la perte de valeurs

Le cynisme, l'individualisme

L'éclatement de la cellule familiale

Se renfermer sur des peurs (créées notamment par les médias)

L'angoisse

Les problèmes de l'emploi

Les difficultés d'épanouissement professionnel

Que vont vivre mes enfants? Et de quoi ?

Les enfants doivent être compétitifs

Le renforcement de l'individualisme

  • Quelles sont les valeurs que vous aimeriez transmettre à vos enfants, si vous en avez, à vos proches?

La solidarité

L'honnêteté

Le respect

La justice

L'amour du travail bien fait

L'engagement

Faire des choses utiles

Construire

Le partage

Le plaisir de faire des choses en commun

Le respect des autres et leurs différences

Savoir écouter

Respecter la culture de l'autre

Respecter la nature et l'environnement

Etre bien dans son travail, aimer ce qu'on fait, s'épanouir, ne pas faire ce qu'on n'aime pas

L'opiniatreté

S'engager dans ce qu'on fait

Le plaisir et le sens de l'effort