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Poursuivre

Vendredi 14 janvier 2011,

Débat organisé par l'association Poursuivre.

Profil des participants:

5 groupes de retraités. Une quarantaine de personnes, dont majoritairement des femmes.

 

Groupe 1 :

  • Pour vous, qu’est-ce qu’une vie réussie ?

C’est l’équilibre entre tout ce qui fait notre vie : le couple ; les parents ; le travail et son rapport aux autres.

C’est une vie où mes actions correspondent aux valeurs qui sont les miennes.

C’est une vie de relations, de contacts harmonieux avec les autres.

C’est une vie où chacun à sa place et se sente à l’aise, une vie tendue vers une relation à l’autre que  ce soit sur le plan familial, professionnel, de l’environnemental, mondial.

Ce serait un équilibre entre une vie tournée vers l’extérieur et une vie intérieure. (me permettant de savoir quel sens j’ai voulu donner à chaque étape.

C’est l’harmonie entre soi-même et les autres.

C’est une vie où le professionnel est en harmonie avec le familial.

C’est une recherche de consensus sur le plan professionnel.

Sur le plan familial, c’est que chaque enfant ait sa place et que je puisse leur communiquer des valeurs.

C’est essayer, durant toute une vie, de ne pas faire de mal aux autres et à moi-même. (harmonie)

C’est que j’ai réussi à réaliser les projets que j’aie eu dans ma jeunesse. Idéal de ma vie que j’ai pu poursuivre en couple,  dans les relations avec mes enfants et la façon dont elles sont maintenues bien qu’ils soient aujourd’hui adultes.

Avoir réussi à vivre jusqu’à 79 ans malgré les difficultés de maintenir des valeurs.

Faire confiance aux enfants même si leurs choix sont différents des nôtres.

La réponse à cette première question me renvoie à  la seconde question : Pour moi, une vie réussie, c’est une vie basée sur des valeurs qu’avant tout j’ai souhaité transmettre à mes enfants. Constatant que mes enfants, devenus adultes s’appuient sur les mêmes valeurs que moi, (même s’ils les vivent parfois différemment) je pense pouvoir dire que j’ai réussi ma vie.

  • Quelles sont les valeurs que vous aimeriez transmettre à vos enfants, à vos proches ?

Les notions de partage et de tolérance. La première est capitale. La seconde c’est d’abord d’accepter la différence.

Partage, tolérance, respect, accueil

Être plutôt dans l’ÊTRE que dans L’AVOIR.

Être en harmonie entre ce que je pense et ce que je fais (l’authenticité)

Respect, tolérance, partage, être optimiste (très important)

Apprendre à être heureux. Être libre (la connaissance aide à penser par soi-même).

La générosité qui rejoint l’accueil et le partage.

Le respect, le goût de vivre, la joie, une certaine légèreté de vivre, savoir admirer, l’authenticité. Accepter que nos enfants puissent imaginer autrement que nous.

Le sens de l’effort. La continuité de l’engagement.

La capacité à accepter la différence.

La fraternité. Faire comprendre que l’être humain peut être complexe.

Accepter d’évoluer sans compromission.

  • Qu’est-ce qui vous manque le plus ?

Je ne peux pas faire de politique au sens premier du terme car des personnages en ont fait leur métier afin d’assouvir leur besoin de pouvoir. Ils tiennent alors écartés ceux  qui n’auraient comme objectif que l’intérêt  public.

Je ne sais pas m’exprimer sous forme artistique (exemple la musique) manque temps et de moyens au moment où cela aurait sans doute été possible, manque de courage et problème de santé au moment où j’ai le temps.

J’ai été élevée autour d’une valeur « contentes-toi de ce que tu as » et pourtant aujourd’hui j’ai le sentiment de ne manquer de rien.

Au niveau mondial par contre trop de gens ne trouvent pas leur place.

Ne pas pouvoir donner plus, ne serait-ce qu’au niveau du relationnel. On ne donne jamais assez.

Je manque de culture ce qui parfois me met en décalage avec les autres.

Je ne sais pas ce que c’est que la spiritualité.

Actuellement, j’ai le sentiment qu’il me manque beaucoup moins de choses qu’il y a un certain temps.

L’éloignement de mes petits enfants.

Ceux créés par le vieillissement ( c’est la jeunesse qui fuit)

La culture. La proximité de mes enfants.

Le milieu assez restreint dans lequel je vis entraine un manque d’échanges avec les autres. C’est la difficulté à garder des contacts (d’avoir su).

Le manque de culture est parfois paralysant.

Accepter que mes grands enfants semblent ne plus avoir besoin de moi.

  • Qu’est-ce qui vous inquiète le plus, pour vous et vos proches ?

Comment mes enfants vont vivre quand je ne serai plus là ?

Je trouve que cela va trop vite : suivre les idées, l’évolution technologique…

Comment mes enfants vont devenir grands ?

Comment je vais vieillir sans peser sur les autres ?

Comment je vais me débrouiller si un jour j’ai de graves problèmes de santé ?

Mes enfants trouveront-ils leur place dans la société ?

La vieillesse dans la solitude. Le jour où je ne pourrai plus là, comment cela se passera?

Ai-je assez de ressort pour vivre la solitude ? Aurais-je la capacité à me détacher par une plus grande vie intérieure personnelle et intérieure?

J’ai peur de la solitude. Aurai-je envie de vivre seule ?

Je ne verrai pas ce que mes petits enfants vont réaliser.

La monté de la violence dans la jeunesse.

  • Si vous aviez trois vœux ?

Être libre ; Être honnête ; Pouvoir partir tranquille.

Acquérir une quiétude pour les années à venir.

Regarder les jeunes de façon positive.

Entretenir mon patrimoine physique.

Que la notion de partage soit prise en compte par les politiques.

Mourir sans souffrir.

Croitre dans un amour positif.

Que mes enfants se rapprochent physiquement.

Que je continue à avoir des relations. Que ma santé aille bien.

Que le monde soit meilleur.

Que j’arrive à avoir le plus possible des relations vraies avec les autres.

Je suis catholique, que ma relation à Dieu continue à s’approfondir.

S’adapter aux évènements

Avoir une meilleure mémoire.

Choisir ma mort.

Accepter le vieillissement en solitude.

Être capable d’entendre de la part de l’autre « j’ai encore besoin de toi ».

Que mes enfants gardent une certaine solidarité familiale.

Je voudrais bien savoir comment va finir l’humanité.

Je ne veux pas vivre trop vieille.

Que mes enfants gardent leur unité actuelle.

Je souhaite partir la première.

  • Qu’est-ce qui vous rend heureux ?

De chanter dans un chœur.

De savoir que malgré les désastres écologiques en cours il y a des moyens d’en limiter la portée.

Le sourire de mes petits enfants.

De rencontrer l’autre.

Des petits enfants qui arrivent.

D’avoir des projets avec les autres.

Que mes enfants et petits enfants expriment leur tendresse.

La marche (nature partage)

Une émotion artistique.

La marche dans la nature magnifique.

Un WE avec ma femme.

Le jardinage.

Mes enfants et petits enfants même s’il y a  peu de moments dans l’année.

Plusieurs personne se sont exprimées sur la culture au sens large, vue comme un moyen d’ouverture et de meilleure communication et de partage avec l’autre.

Groupe 2 :

  • Pour nous, qu’est-ce qu’une vie réussie ?

C’est devenir qui je suis réellement, au fond, répondre au sens de mon incarnation. Faire vivre en moi et autour de moi, le respect de la vie  des autres

Respect de la vie de la  nature

Respect de la vie des animaux

Un peu un bilan de où j’en suis. Connaissance de moi, réflexions sur moi, impression d’avoir été utile, d’avoir aimé mon travail, que j’étais partie prenante dans la société, aimé ma vie de femme bénéficiaire du progrès avec la contraception par exemple.

A mon âge, c’est un bilan, un souci d’équilibre entre vie de travail, vie personnelle, vie dans le bénévolat. Vie orientée vers les autres, j’ai beaucoup reçu de mon métier d’éducatrice, j’ai répondu aux angoisses des jeunes. Dans ma famille, essayer d’arriver à l’harmonie, accepter la différence avec les enfants. Maintenant c’est écouter l’autre, alors que naturellement je voulais faire passer mes idées. Important pour moi de vivre ce changement de cap.

Mettre des mots sur ce changement c’est pas facile

Il y a un âge pour la folie, un autre pour la sagesse, pour construire…

Vie réussie c’est une vie d’épanouissement dans tous les secteurs. C’est donner aux enfants une vie heureuse, c’està dire qu’ils soient bien dans leur peau, leur ménage, avec leurs enfants.

Pas facile de mettre en mots pour moi. C’est plus facile si on parle pour la famille. Mais c’est autour de la justice, l’amour et juste suffisamment d’argent pour chacun…..(silence) C’est un souci d’accomplissement de moi, …..(silence) en fait, m’affirmer, je ne suis pas douée pour l’écoute, je m’y mets. Et puis, être utile, ma mère voulait qu’on se dévoue pour les autres, les autres, les autres à tout prix. Ça fait partie de ma vie. L’argent n’est pas prioritaire, MAIS il en faut.

L’argent contribue au bonheur.

C’est vrai, on a du mal à parler de ce secteur, l’argent, on a du mal à dire que c’est important et qu’il en faut.

Importance du dialogue, écoute pour mieux comprendre l’autre, vérifier que j’ai vraiment compris dans le fond.

Oui, c’est dur d’écouter vraiment.

Communication oui, mais non-violente car je suis étonnée de tous ces suicides dans les entreprises, c’est trop violent pour les employés, alors la communication est essentielle mais pas n’importe comment.

Difficile parfois de voir vraiment le mal-être de l’autre, ça ce cache aussi.

Oui, il y a des mots qui tuent.

Suicides, souvent des gens non accompagnés.

Réussir c’est pouvoir se projeter dans l’avenir

C’est être en conformité avec moi-même, arriver à la sérénité, mais quand je regarde le monde, je m’interroge si c’est possible de réussir.

Réussir une vie de travail, c’est forcément au détriment d’autre chose, d’un autre domaine. C’est tellement de pression. Et puis, les guerres, les problèmes partout c’est difficile de réussir dans ce contexte.

Oui, mais pour nous, à notre échelle c’est possible.

La Tunisie c’est proche quand-même ! Comment réussir là, tout est mondial. Nous en subissons les conséquences, comment être heureux là avec ça ?    Dans mon travail c’était dur…..(silence) quand le monde va mal je ne peux pas dire que je réussis ma vie. Les gens sont mal, de plus en plus. Comment être heureux là-dedans, avec la misère ?

Vie réussie ? On pourrait dire que j’ai raté car j’ai eu plusieurs ruptures et non, ça m’a amenée à me recentrer, sur la justice, sur moi, sur la vérité, sur les valeurs qui me soutiennent en fait. J’ai eu un métier d’enseignante fabuleuse richesse avec les jeunes.

on ne dit pas les mêmes choses qu’à 25 ans, Les réponses sont différentes vu notre âge.

Non, on dit les mêmes choses même si on l’exprime différemment.

Maintenant les jeunes sont amenés à être plus mûrs plus vite à cause de la difficulté de vivre d’avoir un travail.

Oui, mais il y a plus de responsabilité de chacun.

Comment un jeune de 25 ans peut projeter sa vie ? Comment peut-il faire ?

Oui, l’âge a de l’importance, mais pas tant que ça car à 20 ans je pensais au fond la même chose.

Oui, + jeune on est + dépendant de l’argent, maintenant on est + détachés.

On ne faisait pas un métier pour gagner beaucoup d’argent, mais pour réaliser qq chose. Maintenant il y a deux tendances chez les jeunes : le fric avant tout et pour les autres, l’argent n’est pas au centre, leur centre d’intérêt est plus dans le partage, à la poursuite de leur idéal.

Oui, mais d’autres ne recherchent plus l’autonomie, ils restent chez les parents.

Oui, ils restent parce qu’ils ont peur, ils ont beaucoup plus peur maintenant.

Ils n’ont plus confiance, alors que nous on l’avez parce qu’on était juste après guerre et qu’on n’avait pas le choix.

Peut-être confiance et Inconscience …..(silence) pour nous.

Nous, on est issus des 30 glorieuses, c’était plus facile.

Finalement être plus proche de soi, respecter l’immuable en nous comme elle a dit au début.

Socrate a dit « deviens qui tu es ».

Une vie réussie, c’est une vie en adéquation avec ses idées.

  • Qu’est-ce qui nous manque le plus aujourd’hui ? Qu’est-ce qui nous rend heureux ?

Autour de nous on rencontre de plus en plus de gens réfractaires à l’accélération du tout économique. A Paris aussi c’est dur car il y a beaucoup de monde. C’est trop intense. Trop c’est trop. La sérénité ce n’est pas possible dans une vie trop active.

Ah ! pour moi une vie active choisie m’amène à la sérénité.

Oui, être transplantée oblige à créer des liens, à rechercher des liens, question de survie, il faut absolument sortir de soi pour créer des liens. Ca m’a aidé à me découvrir des richesses intérieures inconnues. Découverte de moi en fait.

Ce qui me rend heureuse aujourd’hui c’est d’être bien là depuis le déménagement, j’ai trouvé des voisins amis qui me font connaître leurs amis, c’est tout simple et irremplaçable pour moi. Ce qui me manque, c’est d’avoir un lieu de fraternité plus vaste où on puisse être soi, au milieu d’autres qui feraient pareil.

Ce qui me rend heureux c’est de rendre service spontanément ou dans une association ou encore dans la communauté de quartier. Ce qui fait le manque c’est la misère autour de nous et de se sentir impuissant.

Le manque, c’est le manque d’assurance dans ce que j’entreprends et je ne sais pas si je perçois bien ce que désire vraiment l’autre.

Obtenir un merci pour ce qu’on fait n’est pas évident.

Oui, je sens que j’ai besoin de reconnaissance, ça me manque.

Avant, il ne fallait pas valoriser l’enfant de peur qu’il devienne orgueilleux, c’était trop. Oui, mais maintenant c’est l’enfant roi, c’est pas mieux !

Attention à la reconnaissance. On en manque, on manque de reconnaissance de soi, à travers nos actions, dans les associations… On en a besoin surtout depuis qu’on ne travaille plus.

On peut réagir sur toutes les demandes qui nous sont faites, les gens ont besoin de parler d’eux, c’est incroyable, de se raconter, ils le font finalement très vite, même si on ne se connaît pratiquement pas.

Ça fait penser à la solitude, des gens qui n’ont rien et se mettent à parler, ça me fascine et j’écoute. Ça semble un besoin immense de ces personnes, mais pourquoi ?Et pourquoi à moi ? cela m’étonne qu’on s’adresse à moi. Dans les paroisses il y a des lieux d’écoute, des personnes sont là qui écoutent ? Oui, mais là ils font une démarche pensée avant.

Avant, on bougeait moins. Maintenant c’est plus dur de trouver à qui parler.

Avant les gens ne parlaient d’eux, maintenant, la psychologie a eut des bons effets.

Mettre des mots sur des problèmes c’est dur.

Avant on était dans le DEVOIR on ne montrait pas ses sentiments.

"Maintenant, on ne doit toujours pas parler de son divorce dans certain milieu. C’est malsain." "Il me semble que c’est le contraire." "Oui, si tu commences à en parler, les autres disent : moi aussi." "Le décès c’est pareil, c’est dur d’en parler" …..(silence)

Ce qui me rend heureuse, c’est mes engagements. Ce qui me manque, c’est la nature, à cause du déménagement. Je manque de confiance en moi aussi. Mais ce qui me rend heureuse, c’est la proximité de ma famille. Mais c’est vrai les déménagements c’est dur de faire la transition et de se retrouver.

Je reviens à la nature, oui, c’est indispensable. C’est une source de ressources intérieures.

Pouvoir voir loin devant soi. En ville je suis barrée.

Pour moi, c’est voir des jeunes positifs avec des projets ça me rend heureuse. Il faudrait inventer le journal de la positivité des jeunes.

Ce qui me manque, c’est les Pyrénées, la marche avec mon mari décédé depuis 2 ans, respirer avec lui, admirer.

Question ? Dans ces lieux, est-ce qu’on idéalise pas ces lieux d’avant ? Moi je préfère m’en tenir à ce que j’ai maintenant.

Mais mes montagnes sont irremplaçables, alors, je m’occupe de mon jardin en ville ici…. .(silence) ça me rend heureuse. Ce qui me rend triste, c’est la défection de nos amis. Alors, me rend heureuse les gens qui répondent à mon amitié. Je pensais qu’à mon âge c’était impossible d’avoir de nouvelles amitiés. Poursuivre répond parfaitement à mon attente, à mes besoins. Me rend heureuse aussi, voir mes enfants évoluer.

  • Transmettre à nos enfants

Ce que je donne j’en suis bénéficiaire

L’amour, le bien-être moral et financier

Le sens de l’écoute

Qu’ils s’épanouissent dans l’effort en harmonie avec les autres.

Transmettre le sens de l’effort, qu’ils fassent attention à soi, s’écouter. Besoin de justice, respectueux des autres, de soi. Mais on ne le sera que si on est bien avec nous-mêmes en premier.

Transmettre l’amour de la nature, et c’est fait, ils l’ont transmis à leurs enfants, j’ai un petit-fils docteur en science de l’Environnement.

La droiture, le respect des autres, sensibilisés à l’écologie.

Transmettre du patrimoine, ça m’a obligée à compter. Mais les enfants veulent d’abord mon bien-être. Ils ne sont pas attachés à mes sous.

Peut-être la première génération où ils prennent de la distance face à la transmission matérielle. Ce n’est pas ça qu’ils attendent.

Cependant heureuse de transmettre les meubles de mes parents. Les objets parlent, ils relient.

Les objets sont importants à cause du lien.

On parle de transmission, mais on n’a pas évoqué du tout la foi ? Qu’allons-nous transmettre ? J’en sais rien

Je ne transmets pas ma foi en Dieu, mais ma foi en l’homme, c’est pareil.

Le dogme est une chose que je ne transmets pas, mais les valeurs que je crois sont en partie transmises.

Je transmets le témoignage de ma vie.

On respecte fondamentalement nos enfants, on respecte leurs croyances, on ne leur impose rien.

L’engagement outrancier des parents fait parfois dégager les enfants.

Le militantisme est mauvais dans sa démesure je crois plus à l’exemple mesuré.

  • Inquiétudes

Le monde tel qu’il va et pourtant les enfants ont des possibilités immenses sur le plan de la communication, la création, l’amour. Pourtant ils ont du mal à rentrer dans la vie professionnelle. C’est dur de voir la Tunisie, l’écroulement de l’industrie en France, la prééminence de la Chine. Les jeunes devraient se mettre à créer.

En France c’est trop compliqué, on s’en va.

Grosse inquiétude sur le chômage de nos jeunes ménages.

Pour leur moral aussi on s’inquiète

Ce qui m’inquiète moi, c’est la dépendance, la maladie invalidante.

J’aimerais voir le projet des Babayagas réussir, l’habitat collectif et solidaires, mais elles ont du mal, elles n’y arrivent pas.

Oui, la colocation, ça serait pas mal. Envisager la vieillesse entourée. Or, ça se rétrécit de plus en plus pour nous. On sera de oins en moins pris en compte.

Il n’y a plus d’instances hospitalières.

Alors, bougeons, faisons-le, faisons bouger les choses nous-mêmes. Sinon, qui le fera ?

Il y a aussi le problème éthique : une aide à la mort ou vivre jusqu’au bout ses douleurs, sa dépendance ?

Et puis, on ne sait pas ce qu’il y a dans l’Au-delà

Donc, à nous de nous prendre à bras le corps, tout ce qui nous inquiète et faire bouger les choses.

Réagissons contre la sinistrose ambiante et positivons par des actions.

Quel est notre poids sur les médias qui nous abreuvent d’horreurs ?

Ferme ton poste !

Oui, mais comment faire peser pour que l’info soit dynamique et positive ?

  • Trois vœux à formuler :

Paix                                                       Amour

Communication                                   Communication

Travail                                                  Reconnaissance

Tolérance                                             Respect de tous

Travail pour tous                                Compréhension

Emploi                                                  Ecoute

Respect de la vie                                  Justice

Amour                                                  optimisme aux jeunes

Sens de l’humain                                 de la nature

Conscience                                           proche de la Nature

Fraternité                                             Positif

 

Groupe 3 :

  • Pour vous, qu'est-ce qu'une vie réussie ?

Avoir réalisé au moins quelques-uns de ses objectifs

Avoir réalisé des valeurs

Avoir évolué par rapport à une base permanente

Avoir connu l'amour, l'amitié

Avoir eu une vie humaine pour moi et ceux qui m'entourent

Avoir donné un sens à sa vie ; ne pas avoir vécu au jour le jour, comme les jeunes sans projet d'avenir

Avoir eu une vie réussie, parce que sereine, apaisée

Malgré des obstacles et l'injustice de la mort de très proches, ma vie a été réussie grâce à ma mère qui m'a attendue avec bonheur

J'ai reçu des valeurs qui se sont transmises : ouverture, partage, réussite non matérielle : probablement, mon exemple a été suivi

1. Famille et transmission 2. Nantes, nature, jardin 3. Citoyenneté 4. Vie professionnelle positive

  • Quelles sont les valeurs que vous aimeriez transmettre ?

L'attention aux autres (politesse, générosité)

La solidarité, le souci de l'autre, y compris au travail

La liberté d'esprit : sens critique, lucidité, autonomie, réfléchir par soi-même, capacité de décision

Le sens de l'effort, l'envie de se dépasser

L'aptitude au bonheur, vivre son présent

Valeur et goût du travail

L'adaptabilité, accepter de changer, positiver

La gratuité de nos 5 sens ; la capacité d'émerveillement

L'incitation à apprendre

Le goût pour la culture, l'art, la musique

L'engagement dans la cité, assumer des responsabilités

La transmission des valeurs spirituelles/chrétiennes que j'ai reçues

  • Qu'est-ce qui vous manque le plus ?

Rien (3 personnes)

Ceux qui nous ont quittés trop tôt

La dispersion familiale, ne plus pouvoir réunir la famille et s'y habituer, positiver

La sécurité pour l'avenir, la perte d'indépendance

La baisse de l'enthousiasme face aux problèmes de santé

Le manque d'optimisme, d'humour, d'insolence

  • Qu'est-ce qui vous inquiète le plus pour vous ?

La maladie et la dépendance

Un monde violent et les risques de guerre

La dégradation de l'environnement, du climat, de la planète

  • Qu'est-ce qui vous inquiète le plus pour vos proches ?

La détérioration de l'éducation par l'influence extérieure, menant à l'exclusion, au sectarisme

La solitude

La précarité, le chômage, l'avenir matériel

La mondialisation et l'évolution économique

L'aveuglement politique et la confiscation du pouvoir par certains

L'addiction : l'alcoolisme, la drogue

Les aléas de santé : psychisme, accidents de la route, cancer, dépression, suicide

L'extrémisme, l'islamisme, le sectarisme

La pensée unique, le conformisme

  • Liste de vœux

Du travail pour tous

Le bien-vivre ensemble

Préserver la nature

Arriver au paradis

Que le monde évolue d'une façon positive

Que nos élus aient le sens du bien commun le plus développé, généreux, honnête possible

Que les côtés positifs soient mis en relief

Que partout soit reconnue la dignité de chaque homme, même diminué ou étranger

Parvenir à l'égalité hommes/femmes

Apprendre à écouter l'autre et partager

Diminuer la discrimination en fonction de l'origine et l'illettrisme dans l'éducation, dès le niveau du primaire

Développer l'apprentissage dès 14 ans

Que décisions et les explications des responsables politiques (municipalités surtout) soient compréhensibles à la majorité des habitants

Que tous ceux qui ne sont pas représentés ici soient intégrés à ce travail !

  • Qu'est-ce qui nous rend heureux ?

La nature

La famille

La bonté et la beauté, les arts

Une société qui fonctionne bien

Le fait d'être à deux, de se faire confiance, de s'aimer

D'accepter les remises en questions, parfois radicales, de nos enfants et petits-enfants, la distance entre eux et nous, et d'échanger librement avec eux même en cas de désaccord

L'amitié, les amis de notre âge (vive poursuivre !)

Notre foi religieuse, malgré toutes ses incertitudes

Le bonheur, c'est des petits riens : ajouter une personne à ma généalogie ; un timbre à ma collection ; faire un bon repas ; regarder une petite fleur ; un enfant

 

Groupe 4:

  • Qu’est-ce qu’une vie réussie ?

Si l'on fait le bilan de sa vie, c'est de se dire que l'on n'a rien à se reprocher. Et ne pas tout basé sur l'argent.

Ce sont des vœux pieux et des objectifs à atteindre : une vie affective harmonieuse en couple et avec des amis. C'est une vie matérielle suffisante et sans surplus inutile. Une vie professionnelle enrichissante humainement. Une vie qui ait un sens et pour ceux qui ont une foi, une croyance se en l'au-delà. En résumé une vie accomplie, à reconquérir tous les jours.

Une bonne entente entre tous. Pas de non-dits. Un respect les uns des autres. Dans leurs idées et dans leur conviction. La culpabilité m'a gâché la vie.

Sentiment d'avoir utilisé d'une façon optimale les talents que j'ai reçus. Il y a des choses que je sais faire il y a des choses que je ne sais pas faire, plus globalement, j'ai le sentiment d'être un infime maillon dans l'immense chaîne de l'humanité. Si ce maillon vient à faiblir c'est l'ensemble de la chaîne et mon souci est : Est ce que j'aurais bien tenu la place qui est la mienne dans l'ensemble de la chaîne de l'humanité ?

Une vie de partage en famille et avec les autres. Une souffrance due à la culpabilité.

On est un maillon, on doit utiliser les talents que l'on a reçus une vie réussie à 20 ans, à 40 ans, à 60 ans, ce n'est pas la même conception des choses. À 20 ans, un garçon ou une fille vont penser à l'amour, comment je vais construire ma vie. Moi, j'étais responsable syndical. À 40 ans, on s'occupe de sa vie professionnelle. À 60 ans on prend du recul. Je suis étonné, avec le temps qui passe comment les gens évoluent. Les engagements culturels, philosophique, ne sont pas les mêmes à 20 ans à 60 ans. Il y a eu les déceptions, les blessures de la vie : est-ce que je serais aujourd'hui responsable syndical ? Il y a un déplacement de la spiritualité et du mouvement syndical aujourd'hui.

J'ai eu la chance d'avoir de bonnes conditions qui m'ont permis d'avoir la vie que j'ai vécue. Me sentir en accord avec les choix que j'ai faits au fil des années qui me font vivre, agir et exister seul et avec les autres de l

J'ai modifié les choix de ma famille dans la mesure où je suis passé d'un père qui était croix de feu, c'est-à-dire droite droite à l'autre extrême. J'ai aussi beaucoup voyagé professionnellement dans les diverses parties du monde et la France et cela est très positif. J'ai aussi réussi ma vie professionnelle parce qu’en ce temps-là on démissionnait le soir et on retrouvait du boulot le lendemain. Dans le fil de la continuité familiale, j'ai eu une grandeur rupture, puisque sur 14 petits-enfants, aucun n'est baptisé. Le constat que je fais, ce n'est pas la perte des valeurs mais la rupture de la continuité familiale. Parce que l'on est dans un pays de culture blanche qu'on n'a pas forcément choisie, ce choix me paraît dans un premier temps négatif mais je constate qu'à l'adolescence, ils manifestent d'autres valeurs à propos de l'argent, du confort, du temps qui sont finalement chrétiennes. Ce que j'ai réussi, c'est mon adolescence parce que j'étais dans une paroisse, j'ai rencontré des gens extraordinaires et aujourd'hui quand on me demande d'où je suis alors que j'ai beaucoup voyagé, je dis que je suis de Paris parce que c'est là que je me suis construit.

En posant un regard sur ma vie passée, c'est de voir que les actes posés sont en accord avec ce que je pense être venu faire sur terre. Savoir se regarder dans la glace sans avoir à rougir de ce que l'on a fait. Mettre mes actes en accord avec ma conscience. Avec l'éducation que j'ai reçue d'un père avec lequel je n'étais pas tout à fait d'accord, avoir réussi à essayer de m'en détacher pour réussir ma propre vie, même si familialement, quelques-uns sont en désaccord avec moi. Arrivé à dire dans mon milieu familial, social, à poursuivre, ce que je pense profondément au fond de moi.

  • Quelles sont les valeurs que vous aimeriez transmettre à vos enfants si vous en avez, à vos proches ?

L'amour en général, au sens évangélique, l'amour du couple Lamour dans la famille, l'amitié, les relations humaines vraies profondes, l'entraide, la fraternité, le respect de la parole donnée (très important), la détestation et le refus du mensonge, la cohésion sociale, que mes petits-enfants trouvent un sens à leur vie.

Que mes petits-enfants essayent de faire comme moi, qu'ils essayent de n'avoir rien à se reprocher. Avoir vécu les valeurs énoncées dans le paragraphe précédent.

« Je suis parti de rien, je n'ai rien demandé, je suis arrivé à rien, je n'ai à dire merci à personne. » Transmission concrète du patrimoine culturel artistique. Le sens du passé.

L'amour, ça m'a passé. Je parlerais plutôt de responsabilité. Ne pas s’oublier. Être responsable individuellement face à la médecine, face à l'atmosphère, face à la société, face à la consommation. Liberté, vérité, Refus du mensonge.

Partage dans l'amour. Valeurs évangéliques. Les mêmes valeurs que dans le premier paragraphe.

Témoigner de ce que j'ai reçu de ma famille, une famille très unie où l'on s'aimait beaucoup et puis j'ai pensé continuer dans cette ligne-là. J'ai eu l'impression après quelques années de mariage que j'avais loupé. J'ai voulu me ressaisir et redresser la barre. Ma famille m'a été très utile dans la transmission des valeurs de l'amour de très bonne entente et du respect des autres. Fidèle aux valeurs reçues et j'ai à cœur de les retransmettre. Transmettre ma foi à mes enfants tout en discutant et en se respectant les uns les autres.

Des valeurs de tolérance parce qu'il m'est difficile d'écouter en paix des choses qui me font monter au créneau. La tolérance par l'écoute des gens avec lesquels je ne suis pas en accord. Des valeurs de paix parce que aujourd'hui il y a beaucoup de conflits et c'est toujours difficile de vivre quand on est toujours en conflit. Arriver à une sorte de médiation entre les gens pour qu'on arrive à vivre ensemble. L'importance de la vie spirituelle également (différente de la vie religieuse telle que je l'ai connue dans mon enfance avec son côté hypocrite) : avoir une relation avec le ciel ou avec quelque chose qui nous dépasse. Continuer le dialogue toujours et toujours. La transmission peut se faire par la parole mais elle me semble plus valable par les actes que l'on pose. Si nos paroles ne sont pas en accord avec nos actes, il n'y a pas transmission : valeurs de l'exemple. Comme nous avons une part commune d'humanité, le rapprochement entre les gens me semble important et donc, même s'il reste quelque désaccord, nous pouvons arriver un terrain d'entente commun par-delà les différences.

Je constate ce qui s'est passé. J'ai été très étonné de l'attitude de mes enfants qui me proposer une part dans un foncier agricole. Je suis plus à gauche de mes enfants : ils ont droit de vivre, ils font d'autre choix : c'est important d'accepter les différences. de favoriser le dialogue. Se respecter et respecter les autres. On n'est pas tout-puissant et c'est important de connaître ses limites et de ne pas s'engager dans quelque chose que l'on ne connaît pas. On a multiplié les relations et on s'aperçoit que l'on est tout petit. Être heureux même sens argent.

Deux mots-clés : solidarité et spiritualité. La solidarité parce que j'ai le sentiment d'avoir beaucoup reçu, et donc je suis redevable de ce que j'ai reçu. Et par ailleurs je ne peux pas vivre seul, je ne peux vivre qu'en relation avec, et je me sens très lié à ceux qui m'entourent : mes enfants bien sûrs, les amis et ceux vis-à-vis desquels j'ai pris des engagements. C'est quelque chose dont j'essaie de témoigner auprès de mes enfants, dont j'ai le sentiment que, absorbé par leur vie professionnelle trépidante, je ne sais pas s’ils les vivent et cela m'interroge. On transmet plus par ce qu'on met que par la parole.

Quand je parle spiritualité, j'exclus toute dimension religieuse. J'ai besoin de silence, d'entrer en relation, d'être en contact avec l'au-delà de moi-même. Peu à peu, à force de contester la religion, je m'en suis éloigné. Besoin d'atteindre cet au-delà de moi-même (transcendance) qui par définition, est inatteignable. Exemple de Noël ou toute la famille l'a célébré en allant à l'Office : qu'est-ce qui a été transmis, et qu'est-ce qui reste ?

  • Qu’est-ce qui vous manque le plus aujourd’hui ?

Une société moins individualiste, moins égoïste, moins violente, en un mot une société plus humaine et plus juste.

Des devoirs qui vont avec les droits.

Le lien qu'on retrouve par exemple dans la fête des voisins. La parole.

Le désert, Le silence où je me cherche moi-même.

La confiance au niveau politique, le collectif : maintenant on se méfie de la médecine (médiator), de la politique (écart de plus important entre les riches et les pauvres). Et on se retrouve de plus en plus dans la pauvreté. D'où l'importance de retrouver de la confiance dans des groupes comme Poursuivre.

Rien ne me manque dans la mesure où j'ai suffisamment pour vivre. À partir du moment où ma retraite m’est suffisante, ce qui ne manque c'est d'être encore plus heureux.

Le manque crée la frustration : à partir du moment où mon manque est comblé, il faudrait encore un autrement manque pour le combler. Et c'est sans fin. Et le manque finalement engendre la souffrance.

Peut-être ce qui me manque c'est d'avoir un lien plus intime avec mes enfants, mes petits-enfants.

L'argent

le temps parce que j'ai le sentiment d'avoir tant de choses à faire, tant de gens à rencontrer, tant de choses à connaître et que je me heurte constamment au temps. J'ai le sentiment que plus les années passent et plus le temps s'accélère et plus mon rythme se ralentit : cela est très frustrant.

Le silence, même si je n'ai pas le privilège de marche dans le désert ou dans la forêt. Le silence, il faut vraiment le chercher : le monastère était un lieu privilégié pour cela sans pour cela adhérer au rituel des lieux.

  • Qu’est-ce qui vous inquiète le plus pour vous et pour vos proches ?

L'égoïsme et le règne des avocats.

L’indifférence des gens. Il n'y a plus la même solidarité dans nos quartiers et cependant il y a une demande des gens qui se retrouvent seuls et qui recherchent la compagnie des autres : les gens sont contents de se retrouver par exemple autour d'une galette des rois.

Écart de plus important entre les riches et les pauvres, avec une suffisance des riches. On ne maintient +1 minimum d'humanité (cf. Les Roms, les gens qui parlent tout seul dans la rue, les gens qui dégringolent, l'immigration : c'est le monde qui arrive chez nous)

La consommation : il faut voir comment les gens se précipitaient sur les soldes.

L'effritement des valeurs qui sont les miennes dans une société individualiste. Le phénomène des jeunes qui veulent tout, tout de suite. À la question qu'il posait à l'un de ses petits-fils : que veux-tu faire plus tard ?, Il lui répondit : gagner beaucoup d'argent. Et la réponse fut : ce n'est pas cela qui donnera du sens à la vie.

La possibilité de détruire la planète avec les milliers d'armes qui existent sur la terre.

La surinformation qui crée de l'inquiétude de plus en plus alors que, précédemment, le moins nombre d'informations ne générait pas d'inquiétude.

La désinformation. Le fait par exemple d’inviter quelqu'un à manger et de laisser marcher la télévision : inacceptable. Les sujets dont on ne parlera jamais. Le fait que la télévision a dit cela et c'est vrai. Idem pour Internet.

Mes petits-enfants qui recherchent un emploi et un travail. Qu'ils puissent vivre de ce qu'ils aiment faire.

Les jeunes qui ne trouvent pas de travail.

Les métiers qui n'épanouissement pas, comme par exemple celui du phoning. Ou on ne travaille pas, ou on a trop de travail ou le travail est très difficile. Le travail est tellement prenant que l'on ne peut pas faire de choses ailleurs : le travail mono actif est dangereux.

Que les jeunes trouvent bien leur voie.

La déréglementation du travail.

La nourriture qui empoisonne (dioxines).

Ce que l'on ne voit pas. Comme les maladies de la civilisation (cancer) dont on ne sait pas d'où ça vient (désordre cosmique). Quand une personne a vu son mari mourir, elle se demande : qu'est-ce que l'on a fait pour mériter ça ? Des menaces que l'on ne peut pas nommer.

Les menaces, on les identifie après-coup, une fois que le mal est fait.

Autrefois les gens n'avaient pas la maîtrise du monde et ils subissaient les événements dont il n'avait pas la compréhension et sur laquelle ils ne pouvaient pas agir. Aujourd'hui ils comprennent beaucoup mieux, on peut agir mais on agit mal si bien que l'on détériore l’environnement dans lequel on vit.

Le dérèglement climatique avec toutes les catastrophes qui se multiplient soudainement et de plus en plus violemment : cela va nous tomber sur la tête un jour et nous ne pourrons plus rien faire.

La surinformation fait que l'on vit les événements aux antipodes comme s'ils se passaient à notre porte. Donc générateur d'angoisse.

Nous raisonnons trop en termes de sociétés occidentales. Globalement nous sommes des nantis et des repus. Quand on imagine le nombre de gens qui meurent chaque jour, de gens en Afrique qui souffrent et qui ont l'air heureux, le déséquilibre qui s'accentue entre ce que l'on a appelé le tiers-monde, le monde qui n'est pas le monde occidental et le monde occidental : cela m'inquiète à cause des flux d'immigration qui sont irrépressibles et qui sont la conséquence de ce déséquilibre qu'on a créé et qu'on est en train d'accentuer. Le déséquilibre est aussi chez nous entre les riches et les pauvres.

L'Europe qui ne joue pas son rôle et dont certains états bafouent la constitution.

  • 3 VŒUX pour demain.

Que la terre soit respectée.

Qu'il y ait plus de justice.

Que l'argent soit aboli.

Faire régresser la pauvreté chez nous et dans le monde.

Faire régresser l'injustice et la violence.

Réduire les écarts devenus flagrants et inadmissibles entre les riches et les pauvres.

Une économie au service de l'homme et non pas l'inverse avec un capitalisme libéral qui devrait être freiné dans ses excès. Nous avons tout à apprendre de Mounier.

Une vraie réforme de l'école qui ne laisse pas tant de jeunes sur le bord de la route et qui donne à tous leurs chances de vivre leur vie d'adulte en citoyens responsables.

Merci la terre.

Salut les copains.

Que l'entente qu'on a essayée de transmettre se perpétue autour de nous pour plus d'harmonie et de concorde.

Qu'il y ait moins de gens qui souffrent et qui soient aigris.

Que nos valeurs chrétiennes (morale) trouvent leur accomplissement.

Que la prochaine crise financière éveille la conscience des gens, débouche sur le partage de l'argent et se passe pacifiquement.

Que les hommes aient des droits effectifs de logements, droit à la culture et à l'éducation pour avoir la possibilité de vivre leur humanité.

Que la recherche sur le traitement des déchets nucléaires aboutisse.

Que chacun a sa porte s'épanouisse.

Que le travail ne soit pas simplement qu'un lieu de compétition.

Que la devise de la république française se réalise que tout le monde accède à la liberté : liberté d'expression liberté de croyance.

Qu’autant que la nature humaine le permet, que l'égalité advienne. Au moins les qualités telles que définis par la déclaration des droits de l'homme, l'égalité en droit.

Que la diversité des natures, des personnes fait que les hommes ne sont jamais véritablement égaux mais qu'ils aient au moins les mêmes possibilités de valoriser ce qu'ils sont.

La fraternité, c'est-à-dire la fin des conflits l'entraide la solidarité.

La santé pour tous et pas seulement en Europe.

L'aisance pour tous ceux qui en ont besoin et pas seulement en Europe.

Pouvoir résoudre l'énigme Marthe Robin.

 

Groupe 5:

  • Pour nous, qu’est-ce qu’une vie réussie ?

C’est une vie qui porte des fruits, au niveau de la famille, de la société, une vie porteuse de sens ; une vie qui englobe l’homme dans sa plénitude ; une vie où on aime et où on est aimé.

Grandir un peu en humanité chaque jour ; faire mieux le lendemain que la veille humainement.

Qu’est-ce que je peux faire dans la vie dans les petites choses au quotidien ? (puisque je n’ai pas d’engagement très important)

Pour moi, une vie réussie c’est tout l’inverse de ce qui se passe en ce moment, l’inverse des valeurs prônées dans le monde actuel.

C’est quand la personne s’épanouit dans toute sa personnalité, famille, société, heureux là où on vit.

Une vie réussie c’est un maillon utile ; la vie existe depuis longtemps ; nous sommes un grain de sable, un maillon entre le passé et le futur. Etre satisfait de ce que l’on fait.

Une vie où tout le temps a été bien partagé : la famille, les autres.

Est-ce que tout ça n’est pas un peu idéaliste ; il y a des événements que l’on ne peut pas maîtriser.

Une vie réussie c’est que chacun ait la possibilité de faire ses choix ; tout le monde doit pouvoir trouver sa place.

Pouvoir concrétiser l’idéal, le projet de vie que je me suis fixé.

La part d’utopie il la faut ; il faut un idéal au-dessus de la réalité.

A la naissance on a tous des capacités différentes, mais que chacun puisse les développer.

Je souhaiterais que mes enfants soient capables de développer leurs capacités dans la liberté et sans les conditionnements actuels. Etre lucides.

Mais il y a des gens qui sont capables d’accepter des règles.

Je connais des personnes qui sont contraintes dans leur travail ; elles sont obligées d’appliquer des choses contraires à leur éthique.

Pouvoir travailler en conformité avec son optique. Il ne faut pas s’opposer au patron car autrement on risque sa place.

Dans une grande boîte (EDF – GDF), j’ai fait plusieurs postes, commercial, informatique, etc … le patron n’était pas toujours derrière ; il y a plus de contrôle maintenant. On est mis en « inactivité » ; on n’est pas en retraite, car on devait revenir éventuellement pour faire visiter les centrales nucléaires ; et quand il y a une catastrophe on peut être rappelé.

On n’a pas parlé de l’essentiel : manger ce qui nécessite d’avoir un travail. L’argent c’est un minimum indispensable

Le niveau de satisfaction est très variable selon les gens.

L’argent c’est quoi ?

Il y a des besoins essentiels : manger, se loger …

Il y a des travaux domestiques qui ne sont pas monnayés ; de même que les études. Quand on demande « qu’est-ce que tu fais comme travail, » c’est sous-entendu : « quelle est ta feuille de paye ? » ; alors qu’il y a bien d’autre travail en dehors d’un métier.

La vie, je la classerai en trois phases : Jeunesse, Vie active, Vie retraitée. Comment on investit pour l’éducation et comment on prend soin des anciens ? Il y a à construire pour accompagner toute une vie.

La partie apprentissage  (jeunesse) nous permet d’apprendre. La vieillesse c’est l’échange des savoirs qui apporte aussi aux actifs. La vie professionnelle c’est celle qui structure et les retraités apportent leur expérience.

Dans la devise républicaine, on ferait mieux de parler d’équité, au lieu d’égalité.

Pour moi, une vie réussi serait de trouver mon compte malgré les difficultés en tous genres ;  pour que ce ne soit pas du négatif, pouvoir les assumer.

Je reviens à la lucidité. Exemple : Alexandre Jardin dont le grand-père a défendu une cause opposée à la sienne ; Germaine Tillion, elle, a toujours été dans la clairvoyance .Ne pas vivre dans la lâcheté ; mais comment acquérir ce discernement, ce courage ? Etre fidèle à ses valeurs ; et lesquelles ? Dans ce monde complexe, comment savoir où est la bonne voie ?

Actuellement l’ascenseur social joue moins bien qu’avant.

Tout est à revoir au niveau de l’Education Nationale.

Mon idée de vie réussie a changé au cours de ma vie. Au début je pensais avoir une famille, des enfants. Actuellement la société donne la possibilité à chacun de trouver sa place, sans suivre les conditionnements familiaux. Le niveau moyen d’instruction s’est élevé, ce qui entraîne davantage d’ouverture. C’est bien d’encourager les études. Une vie réussie c’est aussi une qualité de vie relationnelle, avec des amis, la famille, avec soi-même ; participation à la vie citoyenne ; prendre sa place dans la société en tant que travailleur et citoyen.

Moins de pression familiale du fait de l’éparpillement , alors qu’auparavant plusieurs générations pouvaient vivre sous le même toit.

  • Qu’est-ce qui nous manque le plus ?

La présence plus fréquente de nos enfants et amis, à cause des limites de notre âge. On attend de la société un soutien qu’on n’a pas toujours : soutien des personnes âgées, soutien des plus pauvres.

A moi, il ne me manque que rien.

Ce qui me manque, c’est la Nature et c’est  très important la nature pour respirer. Les campagnes de mon enfance sont construites.

Pourtant la campagne est plus propre, moins de détritus, de tas de fumier  et il y a des rivières moins polluées.

Le contact humain dans les entreprises, notamment au téléphone (répondeur)

L’éloignement des miens : enfants et frères et sœurs.

Ce qui me chagrine de plus en plus, c’est l’individualisme forcené ; on pense à soi, aux vacances.

Ce qui me manque c’est la proximité des services. Le patron on ne le voit plus (cf. Continental)

Notre impuissance face aux catastrophes ; on peut envoyer de l’argent mais il y a des blocages sur place à cause de détails administratifs.

Il me manque des pistes de vélo, comme en Allemagne ou en Hollande.

Il me manque des retours, de la reconnaissance : vous rendez service et « pas de retour » ; c’est proche de l’égocentrisme général ; tout est dû.

La communication a changé (Internet, portables, etc…) communication non verbalisée ; on ne voit pas l’interlocuteur ; distance temporelle et géographique.

Ce qui me manque ce sont des loyers pas chers, vrai problème de société. C’est scandaleux de ne pouvoir se loger, se nourrir, se vêtir même quand on travaille.

  • Qu’est-ce qui nous rend heureux ?

Les sourires, le geste gratuit dans la rue ; il y a moins de pudeur à se parler dans les espaces publics. Pendant la grève des bus tout le monde se parle ; ensuite on se referme.

La rencontre, le bonheur des autres, la reconnaissance, la joie de vivre à deux, la beauté d’un tableau, d’un paysage, réaliser ensemble quelque chose.

Avoir des petits-enfants c’est un grand bonheur….

… des petits-enfants qui ont des orientations intéressantes.

Avoir des enfants contents de leur sort, même avec des parcours atypiques.

Avoir des trains qui arrivent à l’heure

  • Quelles sont les valeurs que nous aimerions transmettre à nos enfants, à nos proches ?

Le respect de l’autre, du vivre ensemble.

Moi, je n’ai pas de souci de transmettre des valeurs ;  les enfants choisiront eux-mêmes

La confiance en soi ; on ne peut pas avancer si on ne l’a pas.

Transmettre tous les acquis que l’on a pu avoir : éducation, Sécurité sociale, etc… Il va falloir reprendre les choses en mains pour conserver ces acquis sociaux.

J’ai des convictions que je voudrais transmettre

Je voudrais transmettre des valeurs morales. L’homme doit être au centre. Primauté des valeurs spirituelles sur le matériel. Respect de la vie, de la nature parce qu’on est en train de détruire la planète. Actuellement on veut tout tout de suite ! ….

Rester citoyen ; garder sa générosité face à certaines misères.

Je crois à la vertu de l’exemple.

  • Qu’est-ce qui nous inquiète le plus pour nous et nos proches ?

La dépendance ; l’instabilité familiale, car les enfants trinquent.

L’avenir de notre pays ; l’insécurité croissante dans nos sociétés ; la difficulté pour les jeunes de trouver du travail. Manque d’information sur les filières futures dans le monde du travail.

Le monde prépondérant de la Finance ; il n’y a plus d’Ec