Mercredi 23 mars 2011, à Nantes,

Débat organisé par le Foyer des Jeunes Travailleurs "L'Embarcadère" et la compagnie de théâtre la Tribouille.

 

Profil des participants:

18 personnes, entre 20 et 60 ans. En majorité des jeunes actifs.

 

Rq:Valeurs majoritairement partagées entre les participants.Prise de conscience des participants que la richesse matérielle n’est pas essentielle.

Disparition de l’espace libre ( de constructions). Les villages ont disparu autour de Nantes.

Perte du contact avec l’eau parce qu’il y a toujours plus de constructions, de  bâtiments qui nous privent de la vue sur le fleuve.

On perd la mémoire du territoire. On ne nous apprend pas l’histoire de notre territoire.

Perte d’identité architecturale de l’habitat (la longère,…) en pays nantais : les lotissements témoignent d’une uniformité.

On a perdu la richesse portuaire (les chantiers navals, l’activité portuaire,…).

Perte des maraîchages.

La perte de la vie sociale liée à l’industrie et au monde ouvrier (activité de services dominante).

Perte de fluidité de la circulation dans la ville.

Perte de la facilité d’accès à l’emploi.

Perte de l’accessibilité au logement, notamment pour les jeunes

Perte de la mixité sociale dans les quartiers notamment du centre ville.

Disparition de petits parcs d’espaces libres, des maraichages.

On a gagné les transports en commun (exemple l’arrivée du TGV).

On a gagné du choix culturel (avec une diversité culturelle et une ouverture au monde).

L’accès au savoir s’est développé (ouverture, décloisonnement entre la périphérie et le centre de Nantes).

Valorisation de pôles d’excellence (recherche, universités,…).

Création et richesse des équipements culturels.

Excellence de l’établissement hospitalier (soins mais aussi recherche).

On a su préserver des espaces naturels (lac de Grand Lieu ou marais de Brière).

Le patrimoine culturel (le château), le patrimoine industriel et leur mutation en lieux culturels sans pour autant avoir perdu leur apparence qui prend en compte la mémoire.

Maintien du lien humain, les relations humaines qui sont « paisibles ».

L’accueil et l’ouverture (la douceur angevine au sens humain), la tolérance.

Le relationnel entre les habitants, la proximité, l’animation, un bien être et pour tout dire une qualité de vie.

On a préservé une ville à taille humaine. On « ne se perd pas ».

L’humain doit rester au cœur des préoccupations (mettre au second plan les logiques économiques et financières).

La possibilité de relations humaines.

Favoriser les conditions de la transmission l’éducation (y compris les valeurs éducatives et morales) pour les générations futures.

Favoriser la capacité d’ ’inventivité, le renouvellement des idées ;

L’amour des siens.

La perte du droit de vote.

La liberté.

Le respect mutuel inter générationnel, intra générationnel, entre communauté.

Perdre l’espérance vers un monde meilleur.

Perdre le temps de vivre, la maîtrise du temps intérieur (capacité de se « poser »).ne plus pouvoir vivre à son rythme ;

Perdre le droit à l’éducation.

Perdre l’optimisme, la capacité à se projeter dans l’avenir, former des projets d’avenir.

L’espoir ;

L’accès aux biens « premiers » : eau, l’air, le savoir (accès pour tous aux biens communs), dans une logique de service public (versus privatisation).

L’égal accès à la santé (maintenir l’accès à toutes les formes de soins), à l’éducation.

Le refus de l’exclusion.

Que l’humain soit préservé des informations manipulatrices (la désinformation) : se donner les outils de l’interprétation, l’esprit critique, la liberté de penser.

La capacité à être optimiste.